Consacré sur la crise en RDC : Le sommet de Luanda n’a pas surpris

Prenant la parole hier mercredi 26 octobre 2016 à Luanda, le président angolais Edouardo Dos Santos estime que « la création d’un gouvernement d’unité nationale et de transition permettra de mettre fin au climat de contestation et de déstabilisation en République démocratique du Congo...

Dans son discours, il pense que ce gouvernement permettra aussi « de préserver la paix et la stabilité en RDC ».

Et de poursuivre, « la paix et la stabilité sont des conditions essentielles pour le fonctionnement normal du pays et de ses institutions, et permettent la participation active et consensuelle de nouveaux acteurs politiques », affirme le président Angolais, à l’ouverture de la réunion de haut niveau du Mécanisme régional de supervision de l’accord cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans les régions des Grands Lacs.

Edouardo Dos Santos invite « ceux qui veulent prendre le pouvoir à cultiver l’esprit de paix qui doit caractériser le processus électoral, à respecter les lois de la République et à la patience ».

« Il est important de savoir qu’ils [ceux qui veulent prendre le pouvoir] peuvent le faire démocratiquement, en respectant les lois et la volonté souveraine des électeurs », ajoute-il.

Le président angolais conseille qu’il vaudra mieux la peine « d’attendre quelques mois de plus pour le faire [prendre le pouvoir] en toute sécurité et tranquillité, que de suivre les voies incertaines de la violence où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles finiront ».

« Pour ceux qui aspirent gouverner, il est important de savoir qu’il est toujours préférable et plus facile de le faire dans un climat de paix et d’ordre, que de prendre le pouvoir dans les conditions d’un pays dévasté », suggère Edouardo Dos Santos.

Soutien à l’accord de l’UA

Le président angolais se réjouit de la signature de l’accord politique signé à l’issue du dialogue organisé à Kinshasa et invite les acteurs politiques et de la société civile congolaise « au consensus et au respect de la loi et de l’ordre constitutionnel établi ».

« Nous sommes toujours en faveur du dialogue. Pas de dialogue pour le dialogue, mais de celui qui préserve et suscite la sagesse et qui conduit à des positions raisonnables et de consensus », indique Edourdo Dos Santos.

Pour lui, l’accord intervenu récemment prouve que le dialogue reste le seul moyen valable de régler les contradictions et de surmonter les crises et les conflits afin de garantir la paix des esprits et du point de vue politique et social  en conformité avec les lois applicables.

« Je suis ravi, et je crois que c’est aussi une cause de célébration pour tous, que notre rencontre a lieu tout juste une semaine après l’accord signé entre le gouvernement de la RDC, certains partis de l’opposition  et les forces de la société civile, dans le sens que les élections présidentielles prévues pour la fin de cette année n’auront lieu que le 29 avril 2018 », rapporte Edourdo Dos Santos.

Ce dernier note que c’est seulement dans un climat de paix et de stabilité qu’il est possible « de réaliser un processus électoral sérieux, honnête et crédible », tant pour les personnes qui vont voter que pour la communauté internationale qui en sera témoin.

Il est important de noter que sur les 13 chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) attendus à ce sommet, seuls quatre ont fait le déplacement de Luanda, dont Joseph Kabila.

Par LM