Secrétaire général de la Majorité présidentielle, Aubin Minaku a la responsabilité, sur instruction du président de la République, Joseph Kabila, de consulter les autres parties prenantes à la CENCO après échec des discussions sous les bons offices des prélats catholiques. Une démarche jugée biaisée par les membres de l’Opposition, principalement ceux du Rassemblement aile Tshisekedi-Lumbi.

Sur les ondes de Top Congo FM, les représentants de différentes composantes se recrutant au sein du Rassemblement ont dénoncé ces cosultations.

“Une partie prenante n’a pas le pouvoir de consulter une autre partie prenante. Au Centre interdiocesain, nous étions tous des parties prenantes”, a insisté Christophe Lutundula, membre du presidium du G7.

Pour lui, si les évêques ont signifié la fin de leur mission à Joseph Kabila, c’est parce qu’il est président de la République, une institution, et non comme parce qu’il est autorité morale de la MP.

A en croire ses propos, Aubin Minaku ne peut pas les convoquer parce que ce n’est pas un problème à régler au sein d’une famille politique.

Pour Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire exécutif de l’Artenance pour la République, la démarche du président de la République est celle d’un assassin qui revient au lieu du crime.

“Le président de la République doit directement échanger avec le président du Rassemblement pour qu’enfin l’accord de la Saint-Sylvestre soit appliqué”, a-t-il estimé.

Visiblement coincé, Aubin Minaku rectifie le tir.

“Nos amis de l’Opposition ont été invités de manière informelle et non officielle. Un peu comme nous avons l’habitude de nous voir dans le couloir, dans la rue, dans le salon et ailleurs”, a-t-il recadré.

Les fins observateurs pensent tout simplement que le président de l’Assemblée nationale s’est juste rétracté. Sur les ondes de la même radio, Aubin Minaku a précisé que tout le monde est venu sauf le Rassemblement aile Tshisekedi-Lumbi.

Après ces consultations, le Rassemblement du courant Olenghankoy s’est même dit prêt à donner trois noms des candidats Premiers ministres comme l’exige la MP.

En attendant, tout le monde a les yeux rivés vers le Palais du peuple où le président de la République fera incessamment son adresse à la nation incessamment devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès. D’aucuns attendent de ce grand oral du Chef de l’Etat, la nomination d’un nouveau Premier ministre en remplacement de Samy Badibanga.