S’adressant au Conseil de sécurité qui tenait des consultations sur la situation dans le pays, où au moins 31 personnes sont mortes dans des affrontements entre vendredi et dimanche, Maman Sambo Sidikou a fait part d’un “sentiment d’appréhension” à deux semaines du 20 décembre.

Protéger les civils autant que possible

Tirant les leçons des violences survenues les 19 et 20 septembre, a-t-il ajouté, la Monusco a actualisé ses plans d’urgence et adapté son déploiement“, afin de “protéger les civils autant que possible“. La Monusco a aussi déployé trois “équipes mobiles” à Lubumbashi, Goma et Kinshasa pour “surveiller les violations des droits de l’homme“.

Mais, a-t-il souligné, “ces efforts ne seront peut-être pas tout à fait suffisants pour réagir de manière adéquate à des explosions graves de violence à caractère politique“. Le mandat de M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, prend fin le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter. Mais les élections qui devaient avoir lieu en fin d’année ont été reportées sine die.

Le président congolais entend se maintenir au pouvoir grâce à un accord passé en octobre entre la majorité et une frange minoritaire de l’opposition. Cet accord, rejeté par la majeure partie de l’opposition, prévoit la constitution d’un gouvernement élargi chargé de préparer les élections dont la date n’est pas clairement fixée.