Le Comité de politique monétaire réaffirme encore la ferme volonté de l’Institut d’émission de tout mettre en œuvre pour assurer la stabilité du cadre macroéconomique

Face à la surchauffe constatée ces derniers temps sur le marché de change, la Banque centrale du Congo propose des solutions durables.

« Il y a nécessité de modifier l’orientation de la stratégie de développement en mettant en œuvre les politiques structurelles, notamment l’application des 28 mesures urgentes du gouvernement », affirme le gouverneur Déogratias Mutombo Mwana Nyembo lors d’une adresse hier, jeudi 14 juillet, au terme de la 6ème réunion du Comité de politique monétaire (CPM).

Parmi les 28 mesures du gouvernement, quatre ou cinq peuvent, dans un premier temps, accroitre les recettes publiques en luttant contre la fraude fiscale, a indiqué le numéro un de la BCC, tout en prônant de revisiter la réforme de la TVA et informatiser les services liés à la collecte de l’impôt pour améliorer le recouvrement des recettes.

Selon le patron de l’Institut d’émission, le gouvernement doit amorcer la réorientation de l’économie nationale sur la productivité et la diversité pour accroître la production intérieure et développer le marché intérieur.

« Pour ce faire, il faudra, a-t-il estimé, se focaliser sur le secteur de l’agriculture qui reste le véritable moteur de la croissance soutenue de la production à long terme ».

« La RDC a un potentiel agricole, qui, une fois valorisé, va couvrir tous les besoins. Il n’est pas donc normal d’importer tout ce qu’on consomme pendant qu’on peut produire sur place », a-t-il martelé.

La BCC est intervenue deux fois depuis le début de l’année sur le marché de change, mais les besoins s’accroissent, a mentionné l’autorité monétaire, avant d’ajouter que c’est une solution à court terme. Cette situation comporte plusieurs risques, à l’instar de l’épuisement des réserves, a-t-il mentionné.

Mathy Musau
Forum des As