Le sélectionneur national qui accuse des arriérés de salaire depuis six mois, reste confiant et souligne que cela n’entame pas son moral ni ne l’empêche de travailler.

Le coach Jean-Florent Ibenge a été face à la presse sportive ce mardi 5 juillet au siège de la Fédération congolaise de football association (FECOFA).

Le sélectionneur national a parlé, lors de ce face-à-face avec les journalistes, des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations et celles de la Coupe du monde Russie 2018 et des biens d’autres questions d’actualité dont sa situation salariale.

Sur cette dernière question, le chef du staff technique des Léopards a joué à l’apaisement. Selon lui, cette situation n’entame pas son moral. Elle ne l’empêche pas non plus de travailler à la tête de la sélection, gardant le ferme espoir que tout sera réglé.

« Je n’ai jamais parlé de mon salaire sur les médias. Si la presse le fait, c’est son droit. Mais je sais que je serai payé. Cela n’atteint pas mon moral », a-t-il déclaré devant un grand auditoire.

Flèche à Barthelemy Okito

L’occasion était belle pour lui de répondre au Secrétaire général aux Sports, Barthelemy Okito qui avait indiqué que le coach n’a que deux mois d’arriérés.

« Il faudra demander à Okito pourquoi il s’intéresse tellement à mon salaire ? pourquoi, pourtant secrétaire général aux sports, il parle de deux mois alors que ce n’est pas le cas ? Tout cela parce qu’il y a certaines pratiques au pays ? Il est hors de question que je donne une partie de mon salaire à quelqu’un qui ne le mérite pas », a-t-il précisé. Ceci, pour insinuer que les relations peu cordiales qui existent depuis un certain temps entre lui et le SG aux Sports reposent sur le besoin de Barthelemy Okito de vouloir toucher quelques parts dans le salaire du sélectionneur.

En plein Championnat d’Afrique des nations (CHAN), Ibenge avait même menacé de traduire en justice Okito pour diffamation.

Socrate Nsimba/MMC