Le 29 juin 2016 est une date qui restera à jamais gravée dans les annales de l’histoire du Football Club Renaissance du Congo. L’on retiendra que c’est pour la première foi, depuis son existence en 2014, que les Orange ont soulevé leur trophée national. Et pas n’importe lequel. Ils ont été sacrés vainqueurs de la 52ème édition de la Coupe du Congo. Les coéquipiers de Matumona Zola ont battu à Kinshasa les Salésiens de Don Bosco (2-0), dans un stade Tata Raphaël orange de monde.

Les champions de Kinshasa s’adjugent donc une place en Coupe de la Confédération africaine de football la saison prochaine. Ils accompagneront Sa Majesté Sanga Balende, troisième de la Division I, dans cette seconde compétition interclubs africaine. La plus grande interrogation reste à savoir si cette jeune équipe pourra défendre valablement la RDC en campagne africaine. Se contentera-t-elle du rôle d’une débutante qui vient apprendre ou jouera vraiment pour aller loin ? La première des choses est de mesurer les moyens dont elle dispose.

Vu l’angle de sa popularité (l’équipe draine un grand monde au stade plus que V. Club et DCMP), le FC Renaissance a les moyens de se hisser très vite au plus haut niveau. Surtout si son staff technique fait un bon travail de préparation et surtout recrute des meilleurs éléments. Aussi, si ses dirigeantes mettent des moyens en jeu pour placer des structures plus ou moins professionnelles au sein de l’équipe.

Ce qui est sûr, cette place africaine attirera beaucoup de bons joueurs. Sans oublier que l’équipe compte déjà dans ses rangs quelques joueurs expérimentés dont le capitaine Matumona Zola ou encore Bokungu Djoli.

Le grand handicap sera le fait que cette équipe, même au niveau national, ne s’est pas encore frottée aux grands clubs. A l’Entente provinciale de football de Kinshasa ou encore à la Coupe du Congo, Renaissance a surfé devant des adversaires beaucoup plus faibles. Depuis qu’elle est créée, l’équipe n’a rencontré ni V. Club, ni Mazembe, encore moins DCMP, Lupopo, Sanga Balende et consorts. Elle aura, peut-être, cette occasion si le championnat national de la LINAFOOT qu’elle va jouer la saison prochaine, débute à temps et se poursuit normalement. De sorte qu’avant février 2017, date du début des compétitions africaines, elle puisse déjà rencontrer des vrais gros calibres.

Renaissance qui apprend ou Renaissance qui confirme un statut d’un nouveau grand en Afrique, tout dépend du concours des circonstances. Mais le travail à faire devrait être titanesque.

Socrate Nsimba/MMC