DIRECT.CD — Dans la ville de Kinshasa, capitale de la RDC, l’emploi des jeunes diplômés est un défi majeur pour l’Etat congolais. Ils sont des milliers des jeunes diplômés qui sortent des universités et instituts supérieurs congolais et se déversent sans succès sur le marché d’emploi. A cause d’un nombre insuffisant des entreprises et sociétés à Kinshasa, trouver un emploi après ses études universitaires est devenu presque calvaire dans la capitale congolaise. C’est le constat fait sur place par direct.cd.

Alors que, la constitution de la République démocratique du Congo, dans son article 36 indique que le travail est un droit sacré pour chaque congolais.

« L’Etat garantit le droit au travail, la protection contre le chômage et une rémunération équitable et satisfaisante assurant au travailleur ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine, complétée par tous les autres moyens de protection sociale, notamment, la pension de retraite et la rente viagère », lit-on dans la même disposition.

Selon des sources proches du gouvernement central, la RDC est passée de 2011 à 2016 de 60 à moins de 40% des chômeurs. Face à cette situation, un bon nombre de jeunes diplômés kinois se lancent dans la débrouillardise. Junior Kabongo, licencié en droit depuis 2010, est devenu convoyeur des bus qui partent à Lufu, frontière qui sépare l’Angola et la RDC.

« Juste après avoir décroché mon diplôme de licence, j’ai fait le tour des entreprise et j’ai déposé mes dossiers. Malheureusement, je n’avais pas eu un coup de fils pour me rappeler », explique une fille licenciée en communication.

Ces cas sont devenu légion à Kinshasa depuis que les entreprises ont pris l’option de recruter uniquement les agents ayant une expérience d’au moins 5 ans. Une réalité qui constitue un obstacle pour les nouveaux diplômés. Pour les employeurs, cette politique vise à embaucher des meilleurs agents qui sont prêts à rendre un bon service à l’entreprise.

« Comment peut-on, dans un pays sérieux, exiger une expérience de 5 ans d’expérience pour embaucher un travailleur ? Et quelle politique qu’à notre gouvernement pour l’emploi des jeunes diplômés que nous sommes », s’interroge Célestin, gradué en économie.
Selon l’Office National de l’Emploi (ONEM), plus de 500 000 milles demandeurs d’emploi sont enregistrés dans la ville de Kinshasa. Et sur ce nombre, plus de la moitié ont été engagés dans des entreprises différentes.

Jean-Hilaire Shotsha