Le système de paye des agents et fonctionnaire de l’Etat, la bancarisation, instauré par le gouvernement de la RDC semble avoir des difficultés au niveau des provinces. Notamment la province du Sankuru, ancien district de la province du Kasaï oriental dans sa totalité.
Selon les sources locales de Wembo Nyama, un centre méthodiste du territoire de Katako Kombe, les agents perçoivent leurs salaires en retard parce que le Centre n’a aucune banque pouvant servir ces agents. Ils attendent que les banquiers quittent la ville de Lodja pour aller effectuer l’opération de payement. Certains agents, surtout de la santé et de l’enseignement supérieur et universitaire, regrettent de voir leurs salaires divisés pour payer d’autres agents qui n’ont pas de matricule.

« Je ne sais pas sur base de quelle loi on doit divisée en deux les salaires des agents qui ont leur matricule pour payer les nouvelles unités non matriculées », s’est interrogé Norbert Lunge, assistant à l’ISTM/Wembo Nyama contacté par direct.cd. Et de poursuivre : « J’en suis victime de cette pratique, on me partage le salaire avec un agent qui n’avait pas de matricule car moi j’en avais. J’ai qu’un salaire sans prime de base ».

A l’hôpital général de Wembo Nyama, un infirmier téléphoné par direct.cd et qui a requis l’anonymat affirme que son salaire est partagé et les autorités lui disent cela est fait parce qu’il poursuivit ses études.

A Lodja c’est les enseignants l’école primaire et secondaire qui éprouvent des difficultés pour toucher leurs salaires. La majorité de ces enseignants sont payé par Vodacom M-pesa, ils indiquent que le message de paye vient souvent avec un retard d’une semaine, et de fois les shops qui peuvent les servir manquent d’argent.

Des agents qui n’existent pas me figurent dans des listings

Dans cette partie du pays, il y’a des agents qui n’existent pas dans des établissements mais leurs noms figurent dans les listes de paye. Selon les sources locales cette pratique s’observe souvent dans deux sectaires, celui de l’enseignement supérieur et universitaire et de la santé. Selon un agent du bureau d’une institution d’enseignement supérieur de Lodja qui a contacté direct.cd et a requis l’anonymat, confirme que les autorités académiques remplacent les noms de leur membre familial et leur donnent les matricules des agents qui ont décédés.

« Nous voyons, pendant la paye, les enfants des autorités venir prendre des salaires aux noms des agents qui ne sont plus. Nous dénonçons, mais de fois les contrôleurs qui descendent sur terrain sont corrompu par nos chefs », témoigne cet agent.

Jean-Hilaire Shotsha