Changement de mentalité : c’est pour quand Docteur ?

Le pays va du mal en pis. Au-delà des problèmes sociaux-économiques liés notamment à la pauvreté, c’est la mentalité du peuple congolais qui perd de plus en plus des qualités, laissant place à l’immoralité et à l’irresponsabilité.

Le congolais devient râleur, profiteur et prêt à faire du mal à l’autre, peu importe le prix. Il a normalement besoin d’une thérapeutique efficace pour venir au bout du mal qui le ronge. Avec une panoplie de textes et lois qui réglementent différents secteurs de la vie, le Congolais a normalisé l’anormal. Un tour dans les communes, les rues, les marchés, les entreprise, les bureaux voire les églises de Kinshasa on s’en rend compte de cette triste réalité. Les bonnes mœurs sont en voie de disparition.

Sur les routes de la capitale, on peut constater des salubrités en pleine ville. Les gens préfèrent jeter les saletés par terre même si les poubelles existent. Les nouveaux caniveaux construits à l’heure de 5 chantiers devraient attendre plusieurs mois pour qu’ils soient curés. Conséquences, ces canalisations d’eaux, bouchées depuis plusieurs mois ne pouvaient contenir les eaux pour les orienter vers les rivières qui traversent la ville. Ainsi, des cas d’inondation avec pertes des vies humaines sont enregistrés à chaque fois qu’une forte pluie s’abat.

La voie publique, c’est une autre réalité. Tout conducteur qui veut s’aventurer sur les routes de Kinshasa doit y réfléchir de peur de tomber entre les mains des hommes en uniformes qui ont pour mission de réguler la circulation. Car ces derniers se sont donné une autre mission que celle de la Police de circulation routière. Il s’agit d’extorquer de l’argent aux automobilistes et autres usagers de la route. Cette réalité malheureuse n’est pas un secret pour personne à Kinshasa. Cette pratique a pris le nom de « Mbote ya ba roulage » (salut des roulages).

Le mal est profond

Les mêmes minibus sont utilisés pour transporter des braises, briques, marchandises… Pas plus que vendredi 7 mai, un conducteur d’un minibus Mercédès 207, communément appelé « esprit de mort » a demandé aux passagers de descendre avant de quitter l’arrêt. Raison, il a trouvé un client qui l’avait sollicité un marché de transport des braises.

Dans les coins reculés de la ville, l’entretien des installations sanitaires est près que inoublié. Certaines personnes ne s’en rendent pas compte de la santé des autres. De fois, les toilettes sont remplies et dégagent une odeur insupportable mais comme les services d’hygiène n’existe près que pas, chacun s’en fout de la protection de son voisin. Conséquence : ils sont exposés à des maladies causées par ces installations sanitaires mal entretenues.

Ce mal touche même les professionnels des médias dans l’exercice du métier. Pour des intérêts souvent pécuniaires et idéologiques, beaucoup de journalistes sont poussés à voir le blanc là où le monde voit le noir.  Cependant, le Congolais sait de quel côté reste la vérité. Paradoxe que ce mal touche même la classe intellectuelle considérée à travers le monde comme des références en matière d’information.

Le mal est profond. Même les députés qui représentent le peuple à l’hémicycle sont aussi concernés. Tel peuple, tel dirigeant, on est tenté de le dire. Incapables de dire le nombre exact de leurs progénitures devant la caméra, beaucoup d’entre eux  ne jurent que par leurs ventres.

Plus grave, même au niveau de l’université où l’on forme les futurs dirigeants, ne cesse le mal de se développer. Intelligent ou pas, les étudiants sont obligés de brancher (le verbe utiliser à la place de corrompre), pour passer de promotion. Par manque des moyens financiers, les étudiantes couchent avec certains enseignants (professeur, chef de travaux et assistant) même les chefs de promotion parce qu’ils font le pont entre les étudiants et enseignants.

Cet exercice de réflexion, on peut l’étendre à d’autres corporations. To yebela te, to wumela te et to timbela pe te mais to bongisa.

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