75 universités fermées pour « non-viabilité »

175 institutions d’enseignement supérieur non-viables fermées par les autorités en République démocratique du Congo.

Il leur est reproché de contribuer à la détérioration du système éducatif du pays. Les critiques disent que les établissements d’enseignement supérieur qui visaient à combler les lacunes du système d‘éducation nationale ont plutôt contribué à la mauvaise qualité de l‘éducation.

« Ce n’est pas le nombre des établissements qui doit nous préoccuper, mais plutôt la qualité de la formation donnée dans ces établissements, c’est comme ça que la réforme actuelle insiste sur cela. Le Premier ministre au mois de décembre dernier 2015 a pris un décret que nous devons exécuter, en ce qui concerne la viabilité des établissements de l’enseignement supérieur et universitaire, les conditions exigées pour l‘État et pour les privés. Donc en conclusion, je dis que oui en partie la prolifération anarchique, désordonnée dans l’irrespect des lois de la république a beaucoup contribué à la dégradation du système », a dit le ministre congolais de l‘Éducation, professeur Théophile Mbemba

Ce n’est pas le nombre d’établissements qui doit nous préoccuper, mais plutôt la qualité de la formation donnée dans ces établissements

Conséquence de ces fermetures, les cinq universités publiques ont des effectifs pléthoriques, et les d‘étudiants sont obligés de suivre les cours dans des conditions peu académiques. Comme l’a expliqué Kanza Djefu, une étudiante. “Des fois, dans notre auditoire, nous voyons de l’eau, aussi il n’y a pas de place, trop de place pour se mettre, on doit être obligé d’aller acheter des tabourets pour se mettre alors si on n’a pas l’argent”

Dans de nombreux cas, les maîtres de conférences sont surchargés de travail, mal payés et doivent souvent combiner leur enseignement avec un travail supplémentaire pour joindre les deux bouts du mois. Selon les spécialistes du secteur, certains enseignants ne sont même pas qualifiés.

Le professeur Théophile Mbemba, a déclaré que le gouvernement est déterminé à réformer le système, ajoutant qu’il envisageait de créer un organisme de réglementation pour surveiller les collèges et les universités

Comme dans de nombreux pays africains, la RDC a un nombre croissant d‘étudiants qui cherchent à accéder à l’enseignement supérieur, mais souvent les familles sont incapables de payer les frais de scolarité.

En dépit d’une croissance économique impressionnante au cours des dernières années en RDC, le taux de chômage reste supérieur à 40 pour-cent.

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