Alors que le président de la Commission électorale nationale indépendante  vient de lâcher “sa bombe”, en annonçant la volonté de cette institution d’appui à la démocratie de saisir la Cour Constitutionnelle pour solliciter un report  d’au moins un an pour organiser les élections en RDC, une partie de l’opposition dite « radicale » prône des « négociations directes » entre protagonistes, avec, en toile de fond, une nouvelle transition politique, mais sans Joseph Kabila. Une hypothèse balayée d’une main par la Majorité présidentielle.

Kinshasa, RDC
LA RÉDACTION

Visiblement tout porte à croire que la présidentielle en RDC ne peut être envisageable d’ici décembre 2016. Même le dialogue annoncé pour baliser la voie des élections semble éprouver des difficultés pour être effectif. Sans nul doute, la voie d’une nouvelle transition en RDC se profil à l’horizon et inévitable. Cependant, une autre crise se dessine. Celle de savoir : qui assurera la présidence de la République pendant cette période de transition en attendant l’organisation des élections dans le pays.

L’éternelle divergence

Du côté de l’opposition, beaucoup ne souhaite plus voir l’actuel président conduire cette période transitoire. Gabriel Kyungu Wa Kuwanza, Félix Tshisekedi, Olenga Nkoy et autres figurent parmi les opposants qui proposent que cette transition soit dirigée par une figure de la scène politique notamment, Ethienne Tshisekedi.

Du coté de la majorité, on pense autrement. Pour les partisans de la mouvance présidentielle, la constitution de la RDC a tout prévu. Pour eux, une fois que les élections sont reportées en RDC, Joseph Kabila  au pouvoir depuis 2001 devra y demeure jusqu’à l’organisation des nouvelles élections. Ils évoquent les articles 70  et 75 de la constitution pour renforcer leur position.

Le premier stipule qu’à la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu’’ et le second indique que le président du Sénat assure l’intérim en cas de vacance pour cause de décès, de démission ou pour toute autre cause d’empêchement définitif. Selon un cadre du PPRD, il ne pas possible qu’on invente la roue en cette matière.

Les divergences entre l’opposition et la majorité sur ce sujet persistent et mettent en péril l’avenir du pays. Il est vrai que la RDC est à un moment clé de son histoire et les difficultés liées à l’organisation des élections sont énormes. Mais, il est aussi certain que l’issue de la crise qui se profile à l’horizon dépendra du sens élevé du patriotisme des hommes politiques en particulier du chef de l’Etat. #