Transco : 150 bus sur 498 déjà hors-services

D’autre part, les agents dénoncent le népotisme qui a élu domicile dans cette entreprise en déclin

Près de deux ans après le départ des experts de la Régie autonome de transport parisien international (RATPI), le Transco est en train de vivre une période de vache maigre avec près de 150 bus immobilisés au sol, sur les 498 que compte la société.

Si dans une année, 150 bus sont immobilisés au sol, dans deux ans, quel sera le nombre des engins qui seront cloués au sol ? S’interrogent les agents de cette entreprise de transport public qui dénoncent également le népotisme et la terreur installés par la hiérarchie.

Avant leur départ, il y a de cela une année, signale-t-on, les experts de RATPI n’ont laissé qu’un seul bus immobilisé au sol. Cette situation est due à une gestion calamiteuse qui s’est installée au sein de l’établissement public Transco, notent les agents qui observent la descente aux enfers de leur entreprise où l’Etat congolais a investi beaucoup d’argent.

En effet, au début de la prise du bâton de commandement par l’actuel directeur général, l’homme avait initié un contrôle rigoureux du dossier des agents. Mais les agents et cadres de Transco sont déçus du fait de voir que le n°1 de cette entreprise chercherait, plutôt, un espace pour engager les membres de sa famille et de sa communauté à des postes juteux sans tenir compte de leur niveau d’étude, signale-t-on.

» A l’heure actuelle, pour bénéficier d’une promotion en grade chez Transco, il faut être de sa famille, communauté ou de son obédience au mépris de la méritocratie « , dénoncent les agents. Ils déplorent de voir leur entreprise se transformer en une société familiale par l’octroi de postes de responsabilité aux membres de la famille sans une expérience adéquate.

Il y a presque deux ans, 42 agents ont été licenciés abusivement dans cette entreprise pour avoir dénoncé la gestion de l’actuel DG.

Ces accusations se confirment aujourd’hui par le fait que le contexte dans lequel évolue la société Transco et les coûts liés à l’application des mesures inappropriées prises par les gestionnaires sont perceptibles sur le niveau de recettes et le nombre de bus immobilisés.

En effet, les 42 agents de Transco avaient déclenché un mouvement de grève en date du lundi 4 mai 2015, pour revendiquer entre autres le départ du directeur général ai Michel Kirumba, à cause de sa mégestion et plusieurs abus notamment les actes de détournement des deniers de Transco, exploitation frauduleuse à ses propres fins de 11 à 19 bus non identifiés par le service du mouvement.

Dans le souci de servir la population congolaise en général et celle de Kinshasa en particulier, le chef de l’Etat, Joseph Kabila, avait initié un programme ambitieux de moderniser le pays dans tous les secteurs dont celui de transport.

D’où l’idée de créer l’établissement public Transco. Mais à ce jour, cette entreprise traverse une situation difficile au risque de subir le même sort que City train, Sotraz, Transzam, Gesac…

Par Godé Kalonji

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