Gombe : la police convoque des maisons de commerce non ouvertes le 16 février

Ceux qui se sont déjà présentés à l’office de l’officier de la police judiciaire qui les a convoqués ont été entendus sur procès-verbal. Les sentences diffèrent selon les arguments développés lors de cette audition.

Des convocations de la police nationale congolaise sont lancées à des maisons non ouvertes le 16 février, journée pour laquelle  l’opposition à lancé un appel à la « ville morte ». Ce document signé par un officier de police judiciaire n’indique pas les motifs de cette convocation, prévenant qu’ils seront communiqués sur place. Mais déjà des sources notent qu’il est reproché à ces magasins et boutiques le fait qu’ils n’ont pas fonctionné ce jour-là.

Un responsable d’un de ces magasins convoqués par la police note que cette action dénote d’une déviation de la mission de la police. « Nous sommes un établissement privé. Ce qui signifie que nos horaires ne dépendent que de nous. On peut rester fermé pendant une semaine ou tout un mois, la police n’a pas à nous poser des questions quant à ce, à moins qu’elle donne une autre raison à son action », a-t-il noté. Pour ce dernier, en effet, même dans des États communistes de l’époque stalinienne, la confiscation de la liberté ne pouvait pas aller jusqu’à ce niveau où on veut punir un commerçant parce que sa maison est restée fermée à une certaine date. Pendant la deuxième République, a-t-il rappelé, c’est le fait de fonctionner les jours fériés qui constituait un problème, mais on n’était pas arrivé au niveau de punir des magasins qui restaient fermés les autres jours. Là aussi, ce sont des établissements publics qui sont concernés par les jours fériés ou chômés et non les privés.

Kinshasa à la suite du Katanga

Les autorités de la commune de la Kenya, dans la ville de Lubumbashi, avaient déjà scellé, au lendemain du 16 février, les magasins qui n’ont pas ouvert et ceux qui ont ouvert en retard, le 16 février. Selon le bourgmestre de cette commune cité par radiookapi.net, ces magasins resteront fermés pendant un mois si leurs propriétaires ne payaient pas une amende de 500 dollars américains.

La radio onusienne, citant l’avocat de ces commerçants qui condamnait cette décision, a noté que le 17 février, le bourgmestre adjoint de cette municipalité est passé pour sceller tous les magasins répertoriés comme ceux qui n’avaient ouvert à temps ou n’avaient pas du tout ouvert le16 février. « On a auditionné les commerçants par un agent des services spécialisés de sécurité, puis on leur a demandé de payer 500 dollars pour la réouverture des magasins », a expliqué ce juriste.

Aujourd’hui, c’est la capitale qui emboîte les pas à la commune lushoise. À Kinshasa, il a été noté que des services sont passés, le 16 février, pour enregistrer tous ces commerces qui n’ont pas ouvert. Ces convocations lancées par la police sonnent donc le temps de la sanction. De leur côté, des propriétaires des magasins continuent à évoquer l’aspect sécuritaire, qui… lire suite ici

 

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