L’UDPS, le G7 et la Dynamique face à Ban Ki-moon

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a reçu hier mercredi 24 février 2016 plusieurs partis et regroupements politiques, tant de la Majorité que de l’Opposition, en vue d’un dernier tour de table autour du Dialogue. Son agenda de travail a fait que l’UDPS, le G7 et la Dynamique de l’Opposition puissent faire partie du même bateau.

Parlant au nom de l’UDPS, Bruno Tshibala, Secrétaire général adjoint et porte-parole, qui avait ses côtés son Secrétaire général, Bruno Mavungu, a confirmé la participation de l’UDPS à ce forum, qu’elle considère comme la voie royale pour résoudre la grave crise de légitimité qui secoue le pays depuis 2011. Ce cadre s’est réjoui du fait que le préalable de la médiation internationale était rempli, de même que celui d’un ordre du jour devant graviter autour des questions électorales. Le parti cher à Etienne Tshisekedi a fait part de sa satisfaction de constater que les Nations Unies étaient pleinement impliquées dans la tenue du Dialogue.

Selon des informations parvenues au Phare, Charles Mwando Nsimba, porte-parole du G7, et Joseph Olenghankoy, modérateur de la Dynamique de l’Opposition, ont soutenu devant Ban Ki-moon l’option de leur refus de prendre part au Dialogue, au motif que ce dernier visait à cautionner le «.glissement », à violer la Constitution, à entrainer le pays dans une énième transition et partant à permettre à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat. Les deux sensibilités de l’Opposition ont soutenu qu’au lieu du dialogue, la communauté internationale devrait plutôt faire pression sur le pouvoir en place à Kinshasa afin de le contraindre à relancer rapidement le processus électoral en mettant à la disposition de la CENI les fonds nécessaires à l’organisation des élections dans les délais constitutionnels.

On laisse entendre qu’après avoir pris connaissance des préoccupations de l’UDPS, du G7 et de la Dynamique de l’Opposition, Ban Ki-moon a souligné le caractère incontournable du dialogue et relevé que les Nations Unies le considèrent comme l’unique alternative pour débloquer le processus électoral en panne. A cet effet, il a recommandé au G7, à la Dynamique de l’Opposition ainsi qu’aux partis et organisations de la Société civile opposés au dialogue de se faire violence et d’y amener leurs cahiers de charges en vue de leur examen par les participants. Ban Ki-moon a souligné que c’est dans le feu des discussions que des convergences de vues pourraient se faire jour et un compromis politique global dégagé. Pour sa part, il a pris l’engagement de mettre le poids des Nations Unies dans la balance afin que le dialogue constitue la bouée de sauvetage du processus électoral congolais.

Les observateurs pensent qu’il appartient à la classe politique et à la société civile congolaise de méditer profondément sur le message de Ban Ki-moon pour se déterminer, une fois pour toutes, sur leur participation ou non au dialogue.

Par Kimp

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