Cette situation est en partie causée par le bouchage des caniveaux et des collecteurs par des emballages en plastique, devenus phénomène de société à Kinshasa. En effet, la pluie qui s’est abattue samedi 20 février dernier, a inondé le carrefour situé à la jonction du boulevard Triomphal et l’avenue des Huileries, dans le voisinage immédiat du Palais du Peuple (voir photo ci-contre). Les observateurs redoutent que le siège du pouvoir législatif se retrouve dans l’eau, au cas où des averses pourraient arroser en série.

Car en cet endroit du croisement boulevard Triomphal et l’avenue des Huileries actuellement dans l’eau, la canalisation des eaux était normale dans un passé récent. Pendant ce temps, les automobilistes sont incapables de parcourir l’avenue Luambo Makiadi (ex Bokasa) de bout en bout. En état de dégradation avancée, cette voie principale qui donne accès au marché central, mérite une attention des décideurs.

L’avenue Luambo (ex Bokassa) morcelée

L’avenue Luambo Makiadi (ex Bokassa) qui s’est dégradée et morcelée. L’on retrouve sur cette avenue, des endroits qui sont en état de délabrement jusqu’à retrouver la couche de terre, après la nette désintégration de l’asphalte.

Rappelons que l’avenue Luambo Makiadi qui va jusqu’au boulevard du 30 juin, commence au niveau de sa jonction avec le boulevard Sendwe. Et sur ce tronçon, plusieurs endroits sont abimés. Tel est le cas de l’étendue comprise entre l’avenue Kabambare et celle du Commerce. Cet espace est impraticable, le macadam est remplacé par des trous qui, lorsqu’il pleut, se transforment en lacs artificiels. Il y a aussi la persistance de la boue. Tout ceci dérange, à tel point que la circulation y est compromise. Ceux des transporteurs qui se hasardent à forcer la note en ce lieu, s’en sortent en criant au secours (voir photo).

Un véhicule de grand tonnage à l’épreuve sur l’avenue ex Bokassa (ph tiers)

« L’ex Bokassa est une avenue commerciale mais son état laisse à désirer. Nous ne comprenons pas pourquoi cette précarité sur une avenue qui dessert le marché central n’attire pas l’attention des décideurs. Dans cette situation précaire, il est pressant que les autorités compétentes regardent la réalité en face », s’est alarmé un homme exploitant d’un magasin situé le long de l’avenue Luambo Makiadi.

Une situation paradoxale qui laisse perplexe les observateurs, c’est que le long de Luambo Makiadi, la destruction de la chaussée a permis l’agrandissement d’un marché de fortune.

Les infrastructures entrent en ligne de compte du développement d’un pays. Et surtout des grandes artères doivent être bien tenues, pour donner une bonne image de la ville. La RDC est un pays émergent qui doit impérativement garder le rythme dans son programme de réhabilitation et de modernisation des chaussées.

Mais ce qui est perceptible sur l’avenue Bokassa laisse pantois. Les véhicules font les détours, pour se préserver d’éventuelles pannes. Et pourtant cette avenue génératrice des recettes dans l’assiette urbaine devrait préoccuper le gouvernement provincial de Kinshasa. « La ville de Kinshasa est en contraste, elle a des coins présentables et des endroits non attrayants. Seule la volonté politique est le remède pour pallier ce contraste. Il faudrait que l’Etat ou l’autorité compétente prenne les choses en main. Car le centre-ville et le marché central, c’est aussi un carrefour où s’entremêlent nationaux et expatriés », a relevé M. Ngandu, un vendeur ambulant.

Mamie Ngondo/L’Avenir