Alors que l’artiste congolais était attendu pour une confrontation devant le juge des référés, le lundi matin dans le litige l’opposant aux organisateurs du Festival Abidjan by night, il avait quitté Abidjan la veille au soir avec sa compagne et choriste, Cindy Lecoeur, abandonnant ses musiciens du Kartier Latin.

Il ressort de sources aéroportuaires que le chanteur congolais et sa compagne, arrivés à quelques minutes du décollage du vol régulier reliant Abidjan à la capitale de la République démocratique du Congo, ont pu embarquer in extremis. L’artiste, lui-même dans un message qu’il a tweeté, à son arrivée, indique qu’il est arrivé à 1h20 du matin (23h20 UTC).

Mieux, dans une interview qu’il a réalisée dans sa chambre du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire et diffusée sur les réseaux sociaux, Koffi Olomidé indiquait qu’il s’apprêtait à rentrer au bercail, tout en présentant ses excuses aux mélomanes et au peuple ivoirien, ainsi qu’aux autorités.

Mieux, sur le fond de l’affaire qui l’a conduit à altérer sa prestation en clôture de la 2e édition du Festival Abidjan by night, le samedi 26 décembre au Palais de la culture, après une trentaine de minutes, la star de la rumba indique dans une autre interview au journaliste et bloggeur Serge Kama via Facebook, que le doute sur l’exploitation commerciale de son image était avéré.

Arguant qu’on ne peut pas simplement faire que de la simple retransmission in situ, avec 8 caméras, 2 grues et 2 drones. Aussi, soutient-il que le fait de réclamer sur la scène, la présence de MM Dramane Ouattara (Canta Productions) et Augustin Akou (AA Consulting), principaux organisateurs du festival, n’était que pour les prendre à témoin, face au public qu’une exploitation commerciale du spectacle n’en serait pas faite des images. C’est aussi pour cette raison qu’il a tenu à présenter son réalisateur Grand Poucet qui a l’exclusivité de la conception et la réalisation de ces vidéos.

Dans la même veine, Koffi Olomidé déclare que c’est pour parer à toute éventualité d’exploitation insidieuse de son image qu’il aurait réclamé 12 000 dollars (environ 6 millions de Fcfa). Brandissant des SMS qu’il aurait échangés avec Dramane Ouattara. Ce à quoi l’organisateur oppose un démenti sans ambages, arguant qu’il n’a eu ni d’échanges écrit ou verbal sur cette affaire de droit d’image à exploiter contre la somme susmentionnée. Avant de préciser que les captations qui étaient faites sur le site du Palais de culture n’avaient d’autre objectif que ceux d’un confort du show.

Et que le contrat qui lie le festival à Mopao alias Koffi Olomidé, est clair sur la question en cas de litige ; les voies légales étant les seules à poursuivre. Rétorquant, a contrario, que c’est Koffi qui n’a pas rempli son contrat de prestation, alors qu’il a agréé à modifier et revoir à la hausse le contrat initial signé, il y un semestre avec l’artiste.

Et qu’à aucun moment, des desideratas au sujet de l’exploitation visuelle du concert n’ont été évoqués, tant bien même que Koffi serait seulement un artiste invité à une prestation à un festival et non dans une position d’un concert exclusif.

En tout état de cause, la plainte contre l’artiste n’ayant pas été levée, l’on est enclin à se demander si Koffi Olomidé qui annonce qu’il est invité par un autre bookmaker pour un concert unique le 27 février à Abidjan, pourra honorer ce rendez-vous avec les mélomanes, sans que la justice ne veuille donner une suite à cette affaire. Affaire à suivre donc.

REMI COULIBALY