Voler n’es pas bon entend t-on sur la chaine populaire de Kinshasa Moliere Tv. Un refrain qui n’a sans doute pas empêché un voleur de s’introduire dans un chantier de construction et voler deux sacs de ciment.

Son plan de vol nocturne n’a pas du tout fonctionné puisqu’il a attiré l’attention des voisins qui ont mis la main sur lui vers 2 heures du matin. Battu comme un gibier comme il est de coutume dans ce genre de circonstances au Congo, le voleur a été séquestré jusqu’au matin afin de le présenter non à la police mais au propriétaire du chantier, sa victime de tour

Une fois dans les mains de celui, la décision de le livrer à la police a été écartée au profit de ce que la victime a baptisé «  travaux forcés ».Ainsi, il a été exigé au voleur de faire des briques avec la tonne de ciment que la victime venait d’acheter,laquelle il était venu voler.

Improvisé maçon, le voleur pendant deux jours de suite a fait des briques, préférant lui-même cette solution qu’à être livré à la police. Cette solution lui semblait bien généreuse qu’à celle de se retrouver dans conditions infrahumaines que présentent les cellules des commissariats du Congo.

Pendant deux jours le voleur qui était sous extrême surveillance a remplacé son ingéniosité maline nocturne contre ses muscles pour faire venir à bout de la tonne de ciment. Relâché après avoir purgé sa peine des « travaux forcés » il a juré de ne plus jamais volé devant la foule qui n’en croyait en seul mot.

Stéphanie Mabonzo