Révélations sur le Phénomène Ya Mado: des congolaises prêtes à tout pour avoir des gros derrières!

Top 1 depuis plus de 6 mois, la chanson Mascara de Fabregas avec le cri Ya Mado (Synonyme des femmes bien en chaire) n’as pas eu de succès par hasard. Au même titre que Sima Ekoli de Werrason à son temps, les hommes congolais sont adeptes de derrière rebondies auxquelles ils vouent un culte hors norme.

Au RD Congo un musicien veut faire un tube? rien de plus facile, communiquer sur les derrière de ces dames et le tour est joué.

De ce fait la gent féminine en Afrique Centrale et principalement en RDC, est prête à tout pour satisfaire le goût des hommes pour les postérieurs charnus. Y compris à risquer leur santé.

« Quelle musique ! » : Christelle, 36 ans, a souvent entendu à Kinshasa ce refrain censé louer le balancement de ses fesses généreuses, un atout de séduction que des Congolaises convoitent au point de risquer leur santé en consommant des produits inadaptés ou dangereux. « Certains regardent, te suivent du regard… Mais d’autres te disent les choses carrément : Regarde ces fesses ! ou bien T’en as, hein ! Ça me vexe. (…) Je préférerais qu’on me dise que j’ai une jolie silhouette », se plaint Christelle.

Le goût de certains hommes pour les fesses charnues est né d’ »une question culturelle liée à l’esthétique féminine. On aime deviner à travers le pagne des fesses suffisamment bombées », explique l’historien congolais Isidore Ndaywel. Aujourd’hui encore, des femmes « mal loties » complexent, notamment celles qui apprécient les pantalons, robes ou jupes près du corps. Alors, pour faire illusion, elles trouvent des subterfuges. Christelle raconte : « Quand j’avais 18 ans, j’étais mince et mes amies me disaient que je devais grossir, et que pour ça je devais prendre du C-4 », un médicament qui stimule l’appétit, en vente libre pour une somme modique. La jeune femme assure qu’elle n’a jamais tenté l’expérience.
Compléments alimentaires pour animaux

En revanche, Olga, 20 ans, tout juste bachelière, s’est laissé tenter après une maladie, qui lui a fait perdre « beaucoup trop de poids ». Elle achète du C-4 « en sirop et en comprimés. Je mets 60 comprimés dans le produit en sirop, je mélange, puis j’en prends avant de dormir. Parfois, je ne mélange pas le sirop et les comprimés. Je le prends une fois par semaine, parfois tous les cinq jours. » Avant de s’endormir, « certaines avalent dix comprimés avec une grosse marmite de bouillie de maïs et deux pains, puis s’endorment. Elles peuvent faire ça pendant une semaine, mais elles ne sont jamais sûres que la partie ciblée est celle qui prendra du poids ! » ajoute Christelle.

Certaines femmes ingurgitent même des compléments alimentaires pour animaux ou utilisent comme suppositoire un célèbre bouillon culinaire solide à base d’épices. Patience préfère le concentré de bouillon au C-4 : « J’ai vu que je ne pourrais pas supporter les effets du C-4. »
« Seulement les fesses »

« La somnolence causée par ces vitamines ne m’arrange pas. » Cette coiffeuse de 32 ans utilise le « cube » une fois par semaine, et assure qu’il grossit « seulement les fesses ». Pour Baudouin Buassa, professeur de biochimie et physiopathologie à la faculté de médecine de Kinshasa, le « cube » n’a aucun effet sur la corpulence du postérieur et il met en garde contre les autres méthodes qui favorisent une forte prise de poids, voire une obésité.

Parmi les complications possibles : « Un infarctus, une artérite des membres inférieurs ou un AVC (accident vasculaire cérébral) », rappelle le professeur Buassa, qui souligne que l’emploi du « cube » par voie anale peut provoquer des « fissures » sujettes à des « risques d’infection ». Patience ne se rend sans doute pas compte des risques. Ce qu’elle voit, et apprécie, ce sont les hommes qui font les « éloges » de ses formes. En droite ligne avec l’expression lingala qui dit : « Mwasi, mwasi nde nzoto. » « La femme, la vraie femme, c’est les rondeurs. »

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