Ils sont près d’une centaine ces métis innocents, tous nés d’une mère congolaise et d’un père japonais venu travailler dans les mines du Katanga.

Tous les rescapés sont sans nouvelles de leur père aujourd’hui, qu’ils accusent d’avoir délibérément voulu mettre fin à leur vie pour ne pas avoir à les ramener au Japon.

L’une des victimes dit s’être cachée dans la brousse pour sauver sa vie.

C’est à l’Est de la République Démocratique du Congo dans les années 70 que ces jeunes femmes ont partagé leur vie avec celle de ces mineurs Japonais. Leurs enfants métis ont été arraché à la vie d’une manière mystérieuse par leurs géniteurs japonais afin d’effacer toute trace de leur passage en RDC avant leur retour au Japon.

Les japonais investissent massivement dans cette région parce qu’elle est très riche en cuivre et en Cobalt. Plus de 5000 tonnes de cuivre sortent chaque jour de leurs installations, l’une des plus importantes productions de cuivre au monde.

Un projet qui dure plus de dix ans et nécessite plus de 1000 travailleurs japonais. La majorité des hommes sont célibataires, venus sans leur famille et vivant dans des camps conçus à cet effet.

De cette migration naîtront alors des enfants métis par centaines mais la plupart d’entre eux ne sont plus en vie, empoisonnés  dans un hôpital de la ville par des docteurs japonais avec la complicité du géniteur.

Yvonne, l’une de leur victime, raconte comment son enfant a été tué :

« Le docteur japonais a pris mon enfant et est entré là où étaient ses amis docteurs, moi je suis restée à l’extérieur, ils se sont parlés et lorsqu’ils sont sorti, nous sommes rentrés dans le véhicule, le lendemain l’enfant était mort »

Yvette une autre victime raconte aussi :

« On a passé la nuit avec l’enfant, il allait bien, je l’ai laissé avec son père japonais, je suis allée chercher de l’eau. Quand je suis revenue, l’enfant était affaibli. On est parti à l’hôpital puis l’enfant est mort. J’ai eu 8 enfants, seul le japonais est mort. »

Un récit qui fait froid dans le dos mais qui pourtant n’a toujours pas obtenu justice.

Contacté par le gouvernement congolais, le gouvernement japonais n’a jamais voulu réagir.

Qu’en pensez-vous ?