Canada: un congolais accusé d’avoir eu des relations non protégées alors qu’il était porteur du VIH

Au moins trois des neuf présumées victimes d’un homme accusé d’avoir omis de dire qu’il avait le VIH avant d’avoir des relations sexuelles non protégées auraient été infectées.

Jean-Claude Tshibamba Muntu a été accusé la semaine dernière après que cinq femmes qu’il avait connues sur des sites de rencontre l’eurent dénoncé, soutenant qu’il ne leur avait pas dit, avant d’avoir avec elles des rapports sexuels non protégés, qu’il était porteur du VIH.

Depuis une semaine, quatre nouvelles victimes ont porté plainte et trois autres songent à le faire.

Il dit être clean

Au moins une des conquêtes de Tshibamba l’aurait interrogé sur sa santé sexuelle.

«Le Congolais d’origine lui a répondu qu’il était clean», a relaté la sergente enquêteuse à la Sûreté du Québec France Desbiens lors de l’enquête sur remise en ­liberté qui avait lieu jeudi à Victoriaville.

Une autre femme lui aurait demandé de mettre un condom.

Or, durant les nombreux ébats qui pouvaient avoir lieu durant une même journée, il serait arrivé que l’accusé enlève le préservatif sans lui demander la permission.

La SQ estime que M. Tshibamba a contracté le virus en 2001. L’accusé dit que sa maladie remonte plutôt à 2008.

«Toutes les victimes affirment qu’elles n’auraient pas eu de sexe avec lui si elles avaient su qu’il avait le VIH», a soutenu l’enquêteuse.

Malgré tout, l’une d’entre elles a continué d’avoir des rapports sexuels avec le suspect après qu’elle eut contracté le VIH.

Lors de son interrogatoire policier, l’accusé aurait nié la plupart des déclarations des victimes alléguées.

Il « ment »

Celui qui réside à Drummondville reconnaît néanmoins avoir dit à l’une d’entre elles qu’il avait le VIH, mais qu’il était «un porteur sain», si bien qu’il ne pouvait le lui transmettre.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Ann Marie Prince, s’oppose à la remise en liberté de M. Tshibamba.

«Monsieur ment sur son état. Ça m’apparaît très grave. Il y a une insouciance évidente qui se dégage du témoignage de monsieur», a-t-elle déclaré après avoir remis en question la rigueur de ses suivis médicaux.

L’avocat de la défense, Me Jean-Riel Nault, est loin d’être certain que son client ait bel et bien contaminé les victimes alléguées.

«Ce n’est pas un crime si évident que ça», a-t-il dit.

Source: Journal de Montreal

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