Burkina: Les secrets d’un coup d’Etat monté

Le Burkina Faso traverse, depuis quelques jours, une zone de turbulences, avec le putsch orchestré par le général Gilbert Diendéré. Après 72 heures de détention, Michel Kafando, le ci-devant président de la transition, ainsi que deux de ses ministres ont été libérés.

«En guise d’apaisement et pour l’intérêt général, le Conseil national pour la démocratie a décidé, ce vendredi 18 septembre, la libération des ministres et la libération de Michel Kafando», d’après un communiqué publié.

Peu après l’annonce de cette libération, les médias français informent que le président de la transition a été placé en résidence surveillée par les putschistes. Quant au Premier ministre Isaac Zida, son sort n’est toujours pas connu.

Cependant, le silence radio du président Kafando libéré, laisse planer des doutes sur un coup d’Etat monté de toutes pièces pour étouffer les circonstances de la mort du célèbre capitaine Thomas Sankara et ne parlons pas de l’ancien Chef d’Etat déchu, Blaise Compaoré qui vaquer s’est occupation comme il le « souhaite » avec le soutien total du président Ivoirien Alassane Ouattara, sous les « ordres » de François Hollande.

En effet, depuis sa mise en résidence surveillée, le président Kafando n’a pas communiqué en public. Or les Burkinabè ont souhaité entendre de sa voix affirmer qu’il est bel et bien libre de ses mouvements. A-il refusé de collaborer…?

Ce qui revient à se demander si le président Kafando n’est pas de mèche avec la junte au pouvoir à Ouaga, dans ce qui passe pour un coup d’Etat monté ?

Pour Diop Jack, un ancien étudiant à Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, «c’est ça qui n’est pas normal, et qui est suspect. Le président de la CEDEAO part au Burkina un jour après le putsch. C’est comme pour légitimer ce putsch. Imaginons que le président américain ou français soit pris en otage par le KKK ou par l’armée de libération de Corse. Est-ce que le chef de l’Union européenne va rendre visite aux terroristes ? Ça sent la tentative de la Françafrique encore qui envoie deux de ses obligés Sall de Bolloré et Orange et le pleureur de Charlie. La France ne peut tolérer que le peuple décide de qui va ou ne va plus le diriger, car c’est elle qui doit toujours décider. L’objectif final, c’est le contrôle du Nord Mali, du Niger, de la RCA et du Tchad, et le Burkina Faso est la base des terroristes (Eil Daesh, Boko Haram qu’on a appelé MNLA dans cette zone). La France, qui n’a plus les moyens, ne veut pas que l’uranium et le gaz qu’elle exploite (sans bourse déliée (FCFA) lui échappe».

Yves Cedric Amanagana (Times24.info)

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