Quelle aurait été la vie sur Terre sans humains ?

Notre planète aurait eu une toute autre allure sans la présence humaine, indique une étude danoise. Des éléphants et des rhinocéros auraient même pu être visibles jusqu’en Europe du nord.

Le magazine Sciences et avenir se fait l’écho de deux études particulièrement alarmantes concernant l’impact de l’Homme sur son environnement. La première, une étude danoise émanant de l’université d’Aarhus et diffusée par Diversity and Distributions, explique que si nous n’avions pas été présents sur Terre, la biodiversité aurait été bien plus importe sur celle-ci. La seconde, une étude publiée dans la revue scientifique canadienne Science, qualifie l’homme de « super-prédateur », plus dangereux pour notre écosystème que n’importe quel autre animal.

La biodiversité serait trois fois plus importante en Europe

Pour mieux visualiser la chose, l’étude danoise a publié une carte montrant un planisphère où les pays sont plus ou moins colorés selon une échelle établissant le nombre d’espèces différentes de mammifères de plus de 45 kg, par 100 m2. Conclusion : si l’Homme n’était pas présent, la biodiversité serait presque trois fois plus importante en Europe et quatre fois plus dans la partie ouest des Etats-Unis. Nous verrions ainsi sous nos latitudes, comme l’indique Sciences et avenir, « des mammifères géants tels des éléphants et des rhinocéros gambadant librement dans les plaines ! »

La biodiversité sauvée en Afrique par le manque d’urbanisation

Le magazine explique ensuite comment les chercheurs sont arrivés à établir une telle carte : ces derniers se sont basés sur une étude précédente « selon laquelle l’épisode d’extinction de la faune connu lors du quaternaire (-2,6 millions d’années) serait due à l’émergence d’homo sapiens. »

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« La plupart des safaris se passent aujourd’hui en Afrique, explique Soren Faurby, post-doctorant ayant initié l’étude. Mais dans des circonstances naturelles, on trouverait autant de gros animaux, voire plus, ailleurs dans le monde. Notamment au Texas, ou en Argentine et au Brésil ». Pour ce dernier, si l’Afrique a encore un tel niveau de biodiversité, c’est en raison de son faible taux d’urbanisation.

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