Il y a moins de vingt cinq ans Dubaï ressemblait presque à ce qui est Brazzaville de nos jours. Cette transformation impressionnante de cette ville désertique a un impact sur la vie des Congolais qui eux, ont choisi la voie du sous développement chronique. Dubaï est devenue le rêve des Congolais, surtout la gente féminine.

Le Congo est un pays où l’argent liquide coule à flot entre une catégorie de personnes, le plus souvent liées directement ou indirectement au pouvoir en place. Ceux qui ont un grand pouvoir financier ont instauré une chaîne de redistribution de cet argent dont eux même sont la source.

Depuis l’affaire des biens mal acquis, les nouveaux riches congolais ont opté d’investir sur place que de placer leurs fonds dans des banques Européennes ou acquérir des biens sur le vieux continent. On assiste de ce fait à un développement immobilier dans la plupart des villages d’où sont originaires ces nouveaux riches.

Et malheureusement, par manque de vision futur et d’ambitions, les nouveaux riches congolais se bousculent avec le bas peuple dans l’informel. Il n’est pas rare de les voir ouvrir des Vip, Cave, Night club et boutiques dont ils confient la gérance à leurs maitresses ou nièces.

La ville de Brazzaville possède ainsi divers endroits pour s’abreuver d’alcool ou participer à la dépravation des mœurs…la rumeur dit que même le chef de l’Etat a des taxis et bus en circulation.

Mais depuis un certain moment est un autre type de commerce fait rage entre les filles congolaises, les voyages en Chine et Dubaï. Ne pas aller dans ces deux pays ne fait pas de vous une « bonne affairiste ».Alors les filles se multiplient par mille pour faire ces voyages et narguer leurs copines.

Avec le phénomène des « tontons A pesa A tala té » ces jeunes filles amassent de l’argent en livrant leur corps à ces nouveaux riches dans le but de se rendre soit à Ghanzou, soit à Dubaï. La liaison directe que la compagnie aérienne congolaise Ecair assure désormais entre Brazzaville et Dubaï a été un rempart important dans les voyages des congolaises.

Il n’est plus rare de croiser à Brazzaville des filles qui se vantent de faire le commerce de Dubaï quand bien même elles n’en tirent pas profit. Nombreuses d’entre elles s’y rendent parfois qu’avec 400000 frs Cfa de budget, animées juste par le désir de voir estampiller dans leur passeport le cachet de l’aéroport de Dubaï.

Par ailleurs, plusieurs nouveaux riches « tontons A pesa A tala té » citent des jeunes filles à Dubaï pour des fins de semaines de rêve. A Talangai l’une d’elles a été surnommée par les riverains « la petite de Dubaï »

(Lolakayacongo)