Flamme Kapaya a accepté Jésus-Christ comme son Seigneur et sauveur. L’ancien guitariste endiablé du groupe Wenge Maison Mère de Werrason a décidé d’abandonner la musique « païenne » qui ne glorifie pas le nom de son nouveau Maître, selon lui.

D’après nos sources, il a passé son premier baptême de l’eau dans une rivière à Kinshasa, le week-end dernier, sous les auspices d’une congrégation chrétienne, de la Capitale. Tout blanc vêtu. La cérémonie d’immersion a été une occasion de joie pour les fidèles de son église. Comme dit la Bible : il y a une grande fête au ciel lorsqu’un païen se converti en Jésus-Christ.

Né et élevé à Kinshasa, Flamme Kapaya commence, adolescent, à chanter au sein des groupes folkloriques.

Autodidacte, il poursuit sa formation en écoutant du jazz notamment, George Benson, mais aussi du classique ou des musiques latines.

En 1997, il entre dans le groupe de ndombolo mythique au Congo, Wenge Maison mère, qui accompagne le chanteur Werrason. L’un des piliers du groupe, en tant que musicien, mais aussi arrangeur et compositeur sur de nombreux albums, il acquiert son surnom, Flamme, du nom du capitaine Flamme, ce héros du dessin animé des années 80. Il y restera dix ans, participant à plusieurs tournées internationales.

En 2007, il rencontre Faustin Linyekula et accompagne en tant que musicien Le Festival des mensonges au Festival d’Avignon (juillet 07), puis au Théâtre de la Faïencerie à Creil (mai 2008). En août 2008, la collaboration se poursuit lors de deux performances à Berlin pour le 20e anniversaire du festival
Tanz im August Future?

Des recherches qui se poursuivent avec more more more… future (2009) dont Flamme assure la direction musicale et dans lequel il est interprète. La pièce a depuis tourné très largement en Europe, en Amérique du Nord (Montréal, Minneapolis, Los Angeles, San Francisco, New York, Albuquerque, Chicago) et en Afrique (Kinshasa, Le Cap, Johannesburg, Durban) et lui a valu en 2012 le «Bessie Award» pour la meilleure composition musicale.
Flamme a également composé la musique de Bérénice, mise en scène de Faustin pour la Comédie-Française et le Théâtre de Gennevilliers en 2009, pour en finir avec Bérénice, autre création de Faustin Linyekula présentée au Festival d’Avignon en juillet 2010, ainsi que celle des Epopées miniatures pour les étudiants du CNDC d’Angers (2011).

En 2012, il propose sous la direction artistique de Faustin Linyekula et avec la chanteuse sud-africaine Hlengiwe Lushaba trois performances uniques au Moma à New York, What is Black Music Anyway/Self-Portraits.

En 2010-11, il enregistre à Kisangani et au Bandundu son premier album solo, Banningsville, produit par les Studios Kabako, qui ressort en janvier 2013 sous le label Buda musique.

Avec Banningsville, Flamme s’est produit en Belgique (KVS – Bruxelles, Zuidersperhuis – Anvers, Ferme du Biéreau – Louvain La Neuve…), au Congo (Kinshasa, Kisangani, Goma) et en région parisienne dans le cadre du festival Africolor en décembre 2012.

JD