Belgique : une « kinoise » refuse de rejoindre son époux à Kinshasa après que celui ci ait décidé d’un retour au bercail

Felix Kakuta avait du mal à réaliser que c’était bien son épouse qui venait de lui signifier au bout du fil son refus catégorique de le rejoindre à Kinshasa où il venait d’être engagé dans une grande banque de la place. «  Tala yo Felix,wana boule nini o zo yela nga ? Nga moto na za Bela na zonga lisusu Kin… ? »

Didier Tumba| Kinshasa

Felix Kakuta a décidé de quitter la Belgique et rejoindre son Kinshasa natal après une proposition alléchante de d’emploi dans une grande banque de la place. Fatigué de vivre en Belgique où ses compétences sont dévaluées, il saute dans le premier avion pour Kinshasa  signer son contrat de travail qui fait de lui un haut cadre avec une rémunération et avantages d’expatrié.

Deux semaines plus tard après avoir trouvé une villa dans le quartier huppé de Mont Fleury et résolu les dernières tracasseries socio administratives, il remonte à Bruxelles pour achever son déménagement et dire au revoir à tous ses amis et connaissances. Sa femme Laure Matondo, rebiffe au départ avant de rassurer Felix de le suivre.

Laure Matondo est membre actif d’une de ses nombreuses églises de réveil kinoises de la capitale Belge. Femme de cœur, elle a toujours soutenu son époux dans toutes ses décisions dont celle d’un retour au pays, après s’être rendu compte du manque de considération dont sont victimes les intellectuels africains en Belgique.

Felix Kakuta a connu Laure lors d’un voyage à Kinshasa six ans auparavant. Célibataire endurcit, il a été séduit par cette femme qui n’avait que Dieu comme passion au point où dans le quartier kinois de Lemba, elle se faisait appelée « Mwana ya Nzambe ya solo ».Laure Matondo ne rejette pas les avances de Felix qui l’épouse quelques mois plus tard et la ramène en Belgique par regroupement familial.

Le couple a deux enfants et leur vie de couple est en parfaite harmonie jusqu’au jour où elle fait savoir à Felix son refus de le suivre à Kinshasa. Malgré les interventions du pasteur de son église qui essaie de la faire comprendre qu’elle était venue en Belgique mariée (Sœur Laure, ko bosana té ke Oyaki nde libala awa na poto), Laure se maintient firme sur sa décision de ne pas repartir vivre au pays.

« Hé pasta a ata yo moko,nga moto na zwi chance ya ko ya  poto na zonga lisusu Kin ?…Na yebi ke na yaki libala,mais Nzambe a ko comprendre nga kaka » justifie t’elle. Le pasteur a tenté en vain de la faire comprendre que son mari était devenu un haut cadre au pays et que la vie à Kin serait bien meilleure que celle de la Belgique.

Laure Matondo, conseillée par sa maman depuis Kinshasa n’écoute personne et ne fléchit non plus face aux supplices de sa belle mère qui la joint au téléphone presque tous les jours. Felix qui se rend aussi chaque jour chez la maman de Laure solliciter son intervention ne trouve pas gain de cause avant que son beau frère, le frère aîné de Laure ne décide de le mettre au parfum des raisons du refus catégorique de son épouse à le rejoindre.

« Tala,Felix oza mobali lokola nga, Oyo eyeli yo,ekoki mpe ko yela nga…Oyo tout ezo leka eza faute ya mama.Souci na ye eza nde Laure A benguisa ba deux petites sœurs na mikili. » Ecœuré Felix n’en revient pas, et fait savoir à son beau frère que cela n’était pas un problème, il aurait suffit juste à sa femme de le lui dire. Son beau frère qui est épaté par la réaction de Felix titube avant d’ajouter « Bof, yo oza Yaya moko Play,mais yebaka ke petite sœur na nga alingaki na ye yo té, mais A lingaki na ye Mikili…Nga kutu na bayele bango fort na nioso ba zo sala yo ».

Félix Kakuta une fois au parfum de toute la situation n’exerce plus de pression sur son épouse, la mettant en confiance pour une préparer sa vengeance.

– See more at: http://www.lolakayacongo.com/belgique-une-kinoise-refuse-de-rejoindre-son-epoux-a-kinshasa-apres-que-celui-ci-ait-decide-dun-retour-au-bercail#sthash.wtR84KpY.dpuf

1 Commentaire

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire

  • On le sait bien que quand on rentre au pays, venant de l’Europe, aucune femme ne résisterait, non par amour, mais par espoir que peut-être au bout il y aurait le voyage en Europe.
    La femme n’a pas dérogé à la règle.