Afrique du Sud: un rassemblement contre la xénophobie prévu à Durban

Des commerces pillés, des étrangers sauvagement attaqués, des camps sécurisés pour accueillir ceux qui ont fui. Depuis 15 jours, l’Afrique du Sud est confrontée à une série de violences xénophobes lors desquelles au moins six personnes ont été tuées. A Durban notamment, des violences ont éclaté il y a deux semaines. Aujourd’hui, la situation semble s’être calmée et une grande manifestation est prévue ce jeudi.

Cette manifestation, organisée par la municipalité, est prévue ce jeudi matin dans le centre de Durban pour rejeter cette violence contre les étrangers. Il y aura certainement plusieurs ministres présents dont ceux de la Police, de l’Intérieur et de la Sécurité. Ils sont tous à Durban en ce moment pour essayer de trouver une solution avec les autorités locales.

Les différentes communautés étrangères sont, pour leur part, un peu en colère, car au départ, il s’agissait de leur initiative qui a été récupérée par la mairie. Ce n’est donc pas sûr qu’elles y participent, elles craignent une récupération politique. Les commerçants étrangers, qui sont la principale cible de ces attaques depuis plusieurs semaines, sont remontés contre les autorités qui ont tardé à réagir.

Depuis deux semaines, les réactions se sont multipliées à travers le pays, surtout dans les derniers jours, alors que cela fait plusieurs semaines que ces violences ont lieu. Parmi elles, celle de Winnie Mandela, l’ex-femme de Nelson Mandela qui, mercredi soir sur Twitter, déclarait : « Ce n’est pas la liberté pour laquelle nous nous sommes battus ». Le prince Thulani Zulu, le fils du roi traditionnel de la région, qui a tenu des propos incendiaires envers les étrangers il y a trois semaines, a rappelé que « la famille condamnait cette violence ».

Mais globalement, les réactions du gouvernement et des autorités sont très faibles. Ce mercredi après-midi Jacob Zuma, le président de la République, doit s’exprimer au Parlement. Il condamnera peut-être de façon plus ferme ces violences. En 2009, une vague de violence avait fait plus de 60 morts dans le pays et il n’y a pas encore eu de condamnation.

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