Trente éléphants ont été abattus en à peine deux semaines dans le Parc national de la Garamba, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), près de la frontière sud-soudanaise, ont annoncé aujourd’hui les gestionnaires du Parc.

Parmi les principaux suspects du massacre figure un groupe de braconniers soudanais, a expliqué Jean-Marc Froment, directeur chargé de la Conservation d’African Parks, une ONG qui cogère le Parc de la Garamba avec l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

Cette annonce a lieu alors que s’est ouvert ce matin une conférence internationale à Kasane, au Botswana, pour tenter de sauver l’éléphant d’Afrique, dont l’existence est menacée à court terme par l’explosion du braconnage, alimenté par la demande d’ivoire en Asie et au Moyen-Orient, et la destruction de son habitat.

“Un groupe de Soudanais du Nord s’est introduit dans le parc, s’est réparti en petits groupes et durant quinze jours a abattu 30 éléphants”, a déclaré Jean-Marc Froment.