Traque contre les FDLR: la MONUSCO négocie avec Kinshasa pour la reprise de son aide

La Monusco est en contact avec les autorités de la RDC pour solliciter du chef de l’Etat Joseph Kabila de revenir sur sa décision de renoncer à l’aide de la Monusco dans la traque lancée par les FARDC contre les rebelles rwandais des FDLR dans l’Est du pays.

Le représentant spécial-adjoint du secrétaire général de l’Onu chargé des opérations dans l’Est de la RDC, Abdallah Wafy, l’a affirmé mercredi 25 février à Kinshasa au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies. Tout en reconnaissant la latitude qu’a la RDC de mener n’importe quelle opération militaire sur son territoire, la mission onusienne regrette toutefois de ne pas participer à la traque contre les FDLR qui fait partie intégrante de son mandat.

«Sur l’opération contre les FDLR, nous sommes en contact avec les autorités politiques pour créer les conditions d’une reprise du dialogue politique et pourquoi pas, pour solliciter auprès du président de la République qu’il puisse reconsidérer sa position», a affirmé le général Wafy.

Le représentant spécial-adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC a fait part de la déception de la Monusco après la décision de Joseph Kabila:

«Nous avons un peu de frustrations, c’est notre mandat de les appuyer [les FARDC], que du fait de quelques divergences que nous espérons pouvoir vite aplanir que nous ne soyons pas associer à ses opérations contre les FDLR. Nous le regrettons, nous en sommes désolés.»

Il a par ailleurs souhaité pleins succès au dialogue entrepris avec les autorités nationales sur ce sujet. «Nous ne désespérons pas que dans les jours à venir, grâce au dialogue politique que nous avons noué, que nous puissions non seulement nous féliciter des progrès des FARDC, des victoires des FARDC, mais que ces victoires-là soient aussi avec la contribution et le soutien de la Monusco.»

Il y a dix jours, le chef de l’Etat a annoncé aux ambassadeurs accrédités à Kinshasa que la RDC renonçait à l’aide de la Monusco dans l’opération de désarmement contre les FDLR, lancé le 29 janvier dernier.

La RDC et la Monusco ne se sont pas en effet mises d’accord sur la présence de deux généraux congolais qui participent à ces opérations et sur qui pèsent des soupçons d’atteintes graves aux droits de l’homme.

La Monusco avait auparavant annoncé avoir marqué «une pause» dans son soutien à son partenaire congolais dans l’opération contre FDLR, aujourd’hui estimées à un peu plus de mille combattants.

Avec Radio Okapi

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