Mariage: quand la dot fait mal, très mal…

Condition indispensable pour le mariage mais aussi un souci de grande envergure.

Elle se veut symbolique pour certains et d’une importance capitale pour d’autres, en plus des présents offerts à la promise, la dot est assimilée à l’argent, et peut se compter en milliers de francs cfa …

Notre fille vaut bien ça !

La dot est un pilier du mariage en Islam, soulignée dans le Noble Coran et dans la Sunna. Toutefois, aucune limite n’a été fixée, elle est calculée en fonction de la condition financière de l’époux et rien n’impose à ce que celle-ci soit reversée en argent.

Or, on constate que de nombreuses femmes musulmanes réclament des montants exorbitants à leurs futurs époux, très souvent le montant de la dot dépasse celui du mariage et ce, à la charge de l’homme qui se voit contraint de travailler plus pour espérer économiser et satisfaire les désirs de sa promise. Certaines demande 50.000, d’autres encore demande 5.000.000, sans compter les cadeaux et repas divers avant le mariage. Cela ne frôle pas le ridicule mais le dépasse largement !

Certes, c’est leur droit devant Dieu et rien n’oblige le prétendant à accepter de verser celle-ci, mais la plupart du temps, ces messieurs cèdent par amour et se retrouvent rapidement dans des situations financières catastrophiques, certains passent même par l’emprunt bancaire, donc à »riba » ce qui est une chose très grave devant Dieu.

Parfois, il arrive que ce soit les parents de la mariée qui interviennent sur la question de la dot et qui exigent un montant. La dot doit être basée sur un accord commun et de manière raisonnable devant Dieu, on ne parle pas de vente de bétail, ou de la fille d’un Roi mais d’une simple citadine qui aspire à se marier et fonder son foyer.

Alors pourquoi certaines filles demandent de telles sommes à leur prétendant ? Pourquoi certains parents ne se soucient pas de la situation financière critique dans laquelle le futur époux risque de se trouver face à une telle demande ?

Le fondement de la dot consiste en sa valeur morale et symbolique et non en sa valeur matérielle.

Dépenses sur dépenses

Certes il y a la dot, mais il y a aussi le coût du mariage, du futur appartement, du mobilier et des nombreuses charges qui incombe au futur époux. Des précisions importantes qui semblent totalement échapper à un grand nombre de familles et de sœurs.

Tout ceci n’encourage pas les jeunes hommes à franchir le pas et à demander en mariage celle qu’ils convoitent. Certaines familles profitent du mariage de leurs filles pour tenter de faire fortune sur le dos de simples ouvriers ou salariés en s’octroyant la dot de leur fille, comme si elle leur était due, ce qui est totalement interdit en Islam.

Pire encore, certaines familles exigent fermement parures en or et vêtements de luxe pour leur fille, sans quoi, ils refusent de donner leur accord. Elles multiplient les exigences matérielles sans se soucier, la plupart du temps de ce qui est primordial en Islam, à savoir, la croyance du futur époux. Peu importe sa piété, sa sincérité, son amour pour leur fille, ce qui compte, c’est si le futur époux travaille, gagne un bon salaire, possède une belle voiture, son pays d’origine et son physique. Cela peut paraître excessif mais c’est pourtant la triste réalité …

Heureusement, de nombreuses femmes musulmanes se révoltent contre ces pratiques et refusent d’être considérées comme de la marchandise et de mettre leur prétendant dans la mouise. Elles trouvent cela insultant et dévalorisant, mais plus que cela, elles rejettent en bloc ces coutumes vicieuses et demandent une dot symbolique devant Dieu.

Pour conclure, la dot doit restée symbolique, il ne convient pas à la femme musulmane ou sa famille d’imposer une dot trop conséquente au futur époux. Raisonnable est le mot d’ordre, rappelons que le mariage est un acte d’adoration avant toute chose.

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