Il ya quelque jours, ADT Yanki Mpuyi le directeur artistique de Wenge Musica Maison Mère posté sur sa page facebook une affiche du prochain opus de son Patron Werrason dénomé Flêche Ingeta en faisant appel au fan du groupe de réserver les dédicaces au plus vite.

Queqlues jours plutôt le Quadra Koraman, lui aussi exhorté ses fans à acquérir leurs dédicaces dans celui qui devriat être son dernier Opus: Le 13° apôtre.

Fally Ipupa au micro de Papy Mboma faisait lui aussi le même genre d’appel pour le premier album de ses musiciens F-victime dont il fait partie des producteurs.

Les mabangas “dédicaces” qui a l’origine permettait aux artistes de mettre du beurre dans les épinards sont devenus aujourd’hui le premier rentré d’argent dans le budget de production d’un album musical congolais.

Les ventes de musique déclinant de plus en plus, les musiciens devenant de plus en plus gourmands, demandant des cachets astronomiques avec une masse salariale énorme (des dizaines de chanteurs, musiciens, et staff)  cette activité n’était plus génératrice de revenus pour bon nombre des producteurs qui ont préféré se retourné sur d’autres activités alternatifs.

Évoluant presque tous en autoproduction, les musiciens congolais utilisent désormais ce système de dédicaces comme une système de financement participatif des artistes que l’ont trouve chez les occidentaux comme.
Au lieu de se remettre en question sur la gestion de leur orchestre comme n’importe quelle entreprise qui doit optimiser ses couts, traquer les dépenses inutiles les artistes congolais ont poussés à l’extrême ce système (avec pour certains plus de 50 dédicaces en une seule chanson) qui commence aujourd’hui à être en bout de souffle.

C’est ainsi que aujourd’hui Koffi Olomidé demanderait en moyenne 500euros par dédicace, alors que dans son dernier opus : Abracadabra, le cout moyen était de 2000 euros.

Pour combler cette baisse, beaucoup d’artistes n’hésitent plus à allonger la durée des chansons et à proposer 3 voir 4 génériques dans un seul et même album pour y insérer jusqu’à 80 dédicaces.

De lors une question se pose: que deviendrais la musique congolaise lorsque le système des mabangas seraient en quasi faillite. Ce scénario qui semblait encore inconcevable il y a 10 ans est devenu aujourd’hui une réalité.

Bon nombre des mélomanes aujourd’hui ne veulent plus associer leurs noms personnels ou d’entreprises dans des chansons qui font l’apologie de la nudité, du sexisme, de l’alcool de la pornographie et de d’aliénation mentale de la société occidentale.

Pour d’autres, le Congo est dans un tournant de son existence ou les anciennes pratiques (politique, musicale, religieuse) doivent disparaitre pour le renouveau du pays et n’acceptent plus de financer des personnes qui restent sourdes a la déchéance d’une nation, des infrastructures en pensant seulement à leurs propres personnes.

Ceux là qui ne peuvent pas aller se faire soigner en Europe ou envoyer leurs enfants faire des études à l’étranger parce que le systeme sanitaire et éducatif congolais est dans un état de délabrement catastrophique.

Nos musiciens devraient se poser une question: Comment dans un pays comme la France 6 fois moins grand que le Congo des milliers de musiciens de courant différents (rap, populaire, rock, pop etc..) arrivent à vivre de leurs art alors que au Congo avec près de 75millions d’habitants, quelques poignées de musiciens qui  interprètent quasiment le même genre (Rumba) doivent se prostituer auprès des sponsors et autres mécènes de secondes zones pour vivre?

Et s’ils commençaient dés maintenant à user de leurs popularité pour demander voir même imposer une élévation de niveau de vie des congolais.

Dans un an lorsque la source mabangas, sera tarie ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Villageafro.org