La Suisse a gelé pour 70 millions de francs d’avoirs provenant de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son entourage, a annoncé mercredi 11 mai 2011 un porte-parole du « Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) ». Ces fonds sont bloquées depuis le mois de janvier 2013. 

Le montant des avoirs de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo s’élève à 70 millions de francs, a dit mercredi 11 mai 2011 à l’« ATS » un porte-parole du « DFAE », confirmant une information de « 20 Minutes Online ». Le Conseil fédéral avait décidé le 19 janvier 2011 du gel immédiat des avoirs en Suisse de Laurent Gbagbo et son entourage. Le gouvernement avait pris cette décision afin d’éviter tout risque de « détournement des fonds publics ».

UNE PLAINTE DE LA CÔTE D’IVOIRE

Cette affaire fait suite d’une plainte déposée par le gouvernement ivoirien du président Alassane Ouattara, qui a permis l’ouverture d’une anquête pour « blanchiment d’argent ». L’agence de presse suisse « ATS » rapporte que l’avocat genevois Bruno de Preux a déposé cette plainte au nom du gouvernement Ouattara contre l’ancien président Laurent Gbagbo, sa femme et plusieurs de ses proches en vue de récupérer tous les avoirs ivoiriens bloqués par la Suisse depuis le 19 janvier 2011.

« L’enquête n’en est qu’à ses débuts et le ministère public n’entend pas faire de commentaire », a dit la porte-parole du ministère public, Jeannette Balmer. Elle n’a pas précisé qui était visé par la plainte ivoirienne.

À LA CÔTE D’IVOIRE DE JOUER

Il appartient désormais à la justice ivoirienne de montrer que ces avoirs ont été obtenus illégalement, a rappelé ce porte-parole du « Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) », Adrian Sollberger. Si la Côte d’Ivoire dépose une demande d’entraide judiciaire, la Suisse lui fournira des informations sur les comptes suspects qui pourront servir de preuves dans les procédures judiciaires, selon le « DFAE ».

Des « enquêtes préliminaires » ont été ouvertes contre le président ivoirien déchu et ses proches, avait annoncé le gouvernement du nouveau chef d’État Alassane Ouattara le 27 avril 2011.