En RD Congo, un Atlas pour développer l’énergie renouvelable

La République démocratique du Congo (RDC) vient de se doter, pour la première fois en Afrique, d’un Atlas interactif des énergies renouvelables.

Véritable pays-continent, la RDC est dotée de ressources naturelles variées, lui permettant d’envisager une croissance importante en matière d’énergie hydraulique, éolienne et solaire.

Avec ses 600 cartes interactives, l’Atlas, créé par le PNUD, l’Organisation néerlandaise de développement SNV et le Ministère congolais des Ressources hydrauliques et électricité, vise à informer les politiques de décentralisation énergétique et à encourager les investissements dans ce secteur.

A terme, le Congo vise à multiplier les initiatives liées au développement durable, ce qui limitera les émissions de carbone tout en créant de nouveaux moyens de subsistance des populations.

L’Atlas, résultat d’études-diagnostiques, menées dans des zones très reculées du pays, contribuera à comprendre les besoins à combler pour réaliser les engagements de la RDC au sein de l’initiative « Énergie durable pour tous » (SE4All).

Cette dernière vise trois objectifs à atteindre à l’horizon 2030 :

  • Garantir un accès universel à des services énergétiques modernes;
  • doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique à l’échelon mondial ;
  • doubler la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial.

L’Atlas révèle un certain nombre d’opportunités. Par exemple, seuls 217 des 780 sites hydro-électriques identifiés étaient connus.

Autre exemple : le barrage d’Inga concentre, à lui seul, un potentiel estimé à 44 000 MW, mais un potentiel décentralisé de 10 000 MW offre au pays la possibilité de développer d’autres centrales hydroélectriques mini ou petites.

En outre, on y découvre des applications hydroélectriques encore mieux adaptées à la structure du marché local (micro et « pico » hydroélectrique qui sont en dessous du mégawatt) sur l’ensemble de ses 145 territoires de la RDC.

Toutefois les défis restent immenses, car il faut mobiliser des capitaux importants issus du secteur privé, coordonner l’ensemble des interventions portant à la fois sur les grands ouvrages comme sur les petits, portés par différentes entités tant au niveau central que local; promouvoir les normes et les politiques en matière d’efficacité énergétique ; accroître les investissements axés sur les énergies renouvelables et mettre en place un environnement politique propice.

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