Les contrôles économiques suspendus jusqu’en mars

Dans un communiqué signé lundi 29 décembre 2014, le ministre de l’Economie nationale, Modeste Bahati Lukwebo, a instruit le secrétaire général à l’Economie, de prendre des dispositions qui s’imposent pour ne pas procéder aux contrôles économiques durant deux mois, soit du 1 janvier au 28 février 2015. Pour le ministre de l’Economie nationale, cette interdiction va permettre aux assujettis, notamment les entreprises, de clôturer sereinement l’exercice comptable.

Dans ce document, le nouveau locataire du rez-de-chaussée de l’Immeuble SCPT ex ONATRA, Modeste Bahati, est formel : pas de contrôle économique avant la fin du premier trimestre de l’année nouvelle.

Pour de nombreux observateurs, cette décision rendue publique durant les festivités de nouvel an est une véritable bouée de sauvetage pour les opérateurs économiques habituellement contraints de « recevoir » des inspecteurs et autres agents commis aux contrôles en ce mois de décembre.

Souvent, a laissé entendre un opérateur économique, ces agents de l’Administration chargés de cette mission font du contrôle économique leur vache à lait. « La décision du ministre leur a coupé l’herbe sous les pieds. Cependant, elle a été rendue tardivement et n’a pas été bien vulgarisée… », a-t-il ajouté.

Du côté de l’Administration, des voix se sont aussi élevées pour saluer la décision du ministre. Au bureau du secrétaire général, on précise même que cela va permettre aux entreprises et autres assujettis de bien se préparer pour les contrôles économiques qui seront lancés à la fin du premier trimestre 2015. Cependant, a-t-on souligné, la suspension des contrôles économiques par le ministre ne devrait pas donner libre cours à la manipulation des prix. « Durant cette période, aucun contrôle économique par les agents du Ministère de l’Economie n’est autorisé dans les entreprises, exception faite de la surveillance des prix pour éviter la spéculation», peut-on lire dans le communiqué de Bahati. Cette précision est une mise en garde aux opérateurs économiques qui seront tentés de manipuler les prix des biens de consommation surtout des produits de première nécessité (poisson, riz, sucre roux et autres) très prisés en cette période des festivités.

Tshieke Bukasa

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