Risque de génocide au Sud-soudan, la RDC menacée!

Cela ressemblement curieusement aux épisodes ayant précédé l’agression de la RDC par le Rwanda, durant lesquels des régufiés rwandais fuyant le génocide ont pu gagne.

Plusieurs régions du Soudan du Sud sont le théâtre d’une épuration ethnique et la situation pourrait se transformer en une génocide comparable à celui qui s’est produit au Rwanda en 1994, a déclaré aujourd’hui la représentante du Conseil de l’Onu pour les droits de l’homme dans le pays.

« Un processus continu d’épuration ethnique est déjà en cours dans plusieurs régions du Soudan du Sud par la privation de nourriture, les viols collectifs et les incendies criminels de villages », a précisé Yasmin Sooka à son retour d’un séjour de dix jours sur place. « Partout où nous sommes allés dans le pays nous avons entendu des villageois dire qu’ils étaient prêts à verser le sang pour récupérer leurs terres », a ajouté l’émissaire sud-africaine. « Le terrain est propice à une répétition de ce qu’il s’est passé au Rwanda et la communauté internationale a l’obligation de l’empêcher », a-t-elle ajouté.

Le génocide commis au Rwanda entre avril et juillet 1994 avait fait 800.000 morts, principalement des Tutsis, selon les estimations de l’Onu. Le président sud-soudanais Salva Kiir a démenti les accusations de la représentante onusienne. « Il ne se passe rien de tel au Soudan du Sud. Il n’y a pas d’épuration ethnique », a-t-il déclaré depuis Johannesburg.

Leitchor, rŽgion de Gambella, Ethiopie. Le camp de rŽfugiŽs de Leitchor accueille entre 30 000 et 47 000 Sud-soudanais.
Leitchor, rŽgion de Gambella, Ethiopie. Le camp de rŽfugiŽs de Leitchor accueille entre 30 000 et 47 000 Sud-soudanais.

Le Soudan du Sud est en proie à une guerre civile depuis 2013, deux ans après son accession à l’indépendance, entre le président Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Un accord de paix signé l’an passé n’a pas interrompu les combats et les exactions contre les civils. Plus de 1,1 million d’habitants ont fui le pays et 1,8 million ont été déplacés.

Une réfugiée sud-soudanaise, récemment arrivée à Karukwat, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a raconté qu’une centaine de soldats appartenant pour la plupart à l’ethnie de Salva Kiir, les Dinkas, avaient exécuté des civils dans son village. « Ils ont commencé par nous demander des choses. Si on ne leur donnait pas, ils nous tuaient », a-t-elle raconté après avoir marché pendant une semaine pour rejoindre la RDC.

L’authenticité de son récit n’a pas pu être vérifiée. Quelque 64.000 civils qui ont fui le Soudan du Sud pour le Congo.

Mecredi, Valentin Ngaito, rédacteur en chef d’une station de radio communautaire dans la ville d’Aba, à 10 km au sud de ce territoire du nord-est de la RDC, a déclaré à Reuters que des troupes congolaises avaient arrêté 41 soldats sud-soudanais et un policier samedi après avoir fui un assaut des rebelles à la frontière congolaise.

« Ils sont venus avec leurs familles – des femmes et des enfants, ils sont restés au quartier général militaire jusqu’à lundi« , at-il ajouté, ajoutant croire que la MONUSCO les avait transportés jusqu’à la ville de Dungu, à environ 200 km.

Medard Mokobke Mabe, coordinateur de la Croix-Rouge dans la région, a déclaré que des soldats sud-soudanais avaient été arrêtés après avoir franchi la frontière. Il ne savait pas combien.

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