Voici les conditions du Rassemblement pour accepter le glissement

Dans un article publié le 26 novembre sur le site desc-wondo.org, le Rassemblement « aurait » finalement donné son accord et lâché du lest dans le bras de fer qu’il oppose au régime de Joseph Kabila.

Selon l’auteur et spécialiste des questions sécuritaires Jean-Jacques Wondo, le Rassemblement envisagerait sérieusement que le président Kabila demeure au pouvoir, le temps d’organiser les élections. Donc il acterait le pour glissement. Ceci serait un tournant car le Rassemblement était dans un schéma de transition sans Kabila voire sans Kengo. Cette concession majeure, transmise au président Kabila via la CENCO, ne s’est pas faite à n’importe quel prix. En échange, le plus grand regroupement de l’Opposition poserait les conditions suivantes:

  • primo: le président Kabila doit adresser un discours solennel à la nation dans lequel il déclare publiquement qu’il ne briguera pas un 3è mandat;
  • deuxio: l’élection présidentielle doit se tenir à une date précise en 2017;
  • tertio: Kabila doit déclarer que la Constitution ne sera ni révisée ni changée et pas de référendum constitutionnel;
  • quarto: le Rassemblement cogère avec la MP la période transitoire, avec un partage équitable des portefeuilles ministériels (surtout régaliens, intérieur, affaires étrangères, défense, justice), un contrôle équitable des services de sécurité (Armée, Police, Renseignements, DGM…), des entreprises publiques et des organes d’appui aux institutions (CENI, CSAC : Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication);
  • quinto: le Rassemblement désigne le Premier ministre au sein de l’opposition qui n’a pas participé au dialogue de la cité de l’UA et enfin
  • sixto: Joseph Kabila (et non pas son Dircab) doit apposer sa signature personnelle sur le document d’accord qui sera conclu.

Par ailleurs le  Rassemblement exige que pour cet Accord la communauté internationale soit le parrain au cas ou le président Joseph Kabila accepterait ces conditions. Pour certains, les conditions sont difficiles pour que l’on voit le président Kabila s’y résoudre alors qu’en même temps sa stratégie de répression semble fonctionner à merveille.

Il sied de rappeler que dans son échange avec les émissaires des Nations unies, le président Kabila a ouvertement fait savoir que la Constitution pouvait également faire l’objet d’une révision ou d’un changement par référendum.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire