Lambert Mende à Kamina: « Il s’est passé un mouvement d’humeur de la part des mobilisés »

Pour le ministre de la Communication, Lambert Mende, qui s’est rendu sur place,  les démobilisés ont fait preuve d’impatience.

Une importante délégation gouvernementale s’est rendue à Kamina où des affrontements ont eu lieu mercredi entre militaires et ex-combattants démobilisés en marge d’une marche de protestation. Le bilan : un mort, un officier, et huit blessés, dont quatre démobilisés, selon le gouvernement. Un bilan contesté par la société civile qui parle, elle, d’au moins neuf morts, dont trois militaires.

Pour le ministre de la Communication, Lambert Mende, les démobilisés ont fait preuve d’impatience. Cette marche de protestation était sans objet.

« Il s’est passé un mouvement d’humeur de la part des mobilisés, impatients pour le programme de retour dans leur région d’origine, qui tardait à être communiqué. Un lieutenant qui essayait de les raisonner à été tué à coups de machette, ce qui a provoqué un gros incident. L’ordre est revenu après la communication de la liste des rotations », a-t-il expliqué.

Et les premiers retours dans les provinces d’origine sont prévus pour le début de la semaine prochaine, avec le soutien de la Monusco, promet le porte-parole du gouvernement. Un soutien logistique que la Monusco se dit d’ailleurs toute prête à fournir. Mais pour la Fondation Bill Clinton pour la paix, non seulement le bilan avancé par le gouvernement est faux, mais le processus de démobilisation et de réinsertion est en panne par manque de volonté et mauvaise gestion.

« Ils protestaient contre le mauvais traitement, ils n’étaient pas nourris, ils étaient abandonnés », estime Emmanuel Cole, le responsable de la Fondation à Kinshasa. La Fondation Bill Clinton pour la paix appelle le gouvernement, mais aussi la communauté internationale, à mettre en place au plus vite un véritable programme de démobilisation et de réinsertion.

avec RFI

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