Joseph Kabila séjourne, depuis samedi 19 décembre, dans la ville de Beni, située à plus de 350 km au Nord de Goma (Nord-Kivu). Aussitôt arrivé, le chef de l’Etat s’est rendu à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, qui fait face, ces derniers jours, à des incursions récurrentes des présumés ADF.

Ces rebelles ougandais sont accusés d’avoir incendié, il y a près de trois semaines, une trentaine de boutiques, restaurants, pharmacies et dépôts, à Eringeti, localité située à 60 km au Nord-Est de Beni-ville.

Dans son adresse à la population d’Oicha, il a promis la neutralisation des groupes armés qui écument le territoire de Beni dont les rebelles ougandais de l’ADF.

A l’occasion, Joseph Kabila a également exprimé la volonté du gouvernement de prendre en charge les déplacés de guerre qui se trouvent sur l’axe Mavivi-Oicha-Eringeti.

Sur place, le chef de l’Etat s’est entretenu avec plusieurs couches de la société civile du territoire de Beni  pour évaluer la situation sécuritaire dans la zone.

Il s’agit notamment des chefs coutumiers, responsables des confessions religieuses, des associations des jeunes et des infirmiers qui disent avoir demandé au chef de l’Etat de tout mettre en œuvre pour mettre fin à l’insécurité et aux massacres des civils à Beni.

Avant de quitter la cité d’Oicha, Joseph Kabila a visité le camp militaire Mukakira pour se rendre compte des conditions de vie des soldats de l’armée régulière engagés au front contre les ADF.

Avant l’étape de Beni, le chef de l’Etat a inauguré, mercredi 16 décembre, la Centrale hydroélectrique de Matebe, située à 70 km au Nord-Est de Goma au Nord-Kivu.

A Beni, le chef de l’Etat a été précédé, depuis deux jours, par le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku et le ministre d’Etat en charge la Décentralisation, Salomon Banamuhere.

Plus de 300 personnes avaient été tuées, depuis octobre 2014, par des présumés rebelles ougandais des ADF dans le territoire de Beni, selon la société locale.

Radi Okapi