De la colère. C’est en ces termes l’opposition congolaise et mouvements de la Société civile ont réagi à l’annonce de Corneille Nangaa, président de la CENI. Ce dernier, dans une réunion mardi à Kinshasa, a fait savoir qu’il lui faudra au moins 503 jours pour organiser les élections tant attendues au pays.

Devant cette énième forfaiture, Joseph Kabila et son serviteur Corneille Nangaa ont déclaré la guerre au peuple congolais et se sont de ce fait disqualifiés“, a déclaré jeudi lors d’une conférence au siège de l’UDPS à Kinshasa,  Félix Tshisekedi.

Très attendue, la conférence de presse du leader du Rassemblement n’a pourtant pas débouché sur une mesure claire. Le fils d’Étienne Tshisekedi s’est borné à lancé des mises en garde au pouvoir de Kabila, tout en stipulant une rencontre sous l’égide de la CENCO, mais sans Kabila.

Comme lui, plusieurs autres leaders tant de l’opposition que ceux des mouvements citoyens ont aussi laissé explosé leur colère, mais pas plus. “Mr Nangaa vient d’enclencher le détonateur. Les Congolais Debout avec les forces politiques et citoyennes vont passer à l’action“, a laissé entendre Sindika Dokolo, leader du mouvement citoyen des Congolais début via son compte Twitter.

Tout repose maintenant sur les épaules de la population, qui doit prendre les choses en main“, a fait remarquer Claudel André Lubaya, affirmant l’annonce de la CENI “n’est pas un calendrier électoral, mais un calendrier assassinant des élections.

Pour Claudel André Lubaya, ce que la CENI a annoncé “n’est pas un calendrier électoral, mais un calendrier assassinant des élections.

La déclaration de la CENI est une agression contre la patrie et un acte ostentatoire de provocation qui ne peut laisser peuple indifférent“, dit-il dans une publication sur son compte twitter. Pour lui, “tout repose maintenant sur les épaules de la population, qui doit prendre les choses en main.”

La tenue d’élections est devenue un outil politique de Monsieur Kabila pour distraire le peuple“, a déclaré par téléphone le député de l’opposition et cadre du Rassemblement Jean-Bertrand Ewanga, cité par Bloomberg. “Ce n’est pas un problème de logistique. Ce n’est pas un problème d’argent. C’est un problème de quelqu’un qui cherche à tromper 80 millions de personnes. Le problème dans notre pays s’appelle Joseph Kabila. Il doit partir“, insiste-t-il.

Le Rassemblement “ne le [Joseph Kabila] reconnaîtra plus comme chef de l’Etat” après le 31 décembre, a ajouté le député Ewanga.

Néanmoins, alors que l’opposition aboie, la CENI et Kabila semblent avoir déjà décidé du sort des élections, laissant les rivaux sur le plat, dans leurs jérémiades. Sur le terrain, la gronde populaire ou le menace d’un soulèvement sont aussi imprévisibles qu’absents.