L’appareil, qui venait de décoller en direction de Bukavu, au Sud-Kivu, transportait “plusieurs dizaines de personnes”, selon une source aéroportuaire qui a requis l’anonymat, et s’est écrasé dans la commune de N’sélé, qui fait partie du grand Kinshasa, à une centaine de km du centre de la capitale congolaise.

Il n’y a eu “aucun survivant”, selon une source municipale sur place jointe par l’AFP et s’exprimant également sous couvert d’anonymat.

L’avion, piloté par un équipage russe, transportait “deux véhicules et des munitions” ainsi que les personnels militaires d’accompagnement, selon une source à l’état-major de l’armée, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Selon cette source, il y avait “entre 20 et 30 personnes” à bord de l’appareil, qui avait décollé de l’aéroport de Ndolo, dans le centre de la capitale.

D’après le commandant de cet aéroport, Georges Tabora, le bilan fait état de onze morts, dont six expatriés et cinq Congolais. Il rapporte que l’appareil qui se rendait à Bukavu aurait connu un problème technique après son décollage et a perdu le contact avec la tour de contrôle.

Aucune explication n’est encore livrée pour cet accident. Selon les sources, cet avion acheminait des munitions à Bukavu, le chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Deux véhicules faisaient également partie de la cargaison.