Dans un communiqué, l’organisation non gouvernementale la Voix des sans voix appelle les autorités congolaises à sanctionner le Commandant FARDC des opérations dans la région des Kasaï, le général Marcellin Assumani, pour ” violation de propriété de la MONUSCO à Kananga”.

Cela fait suite à la condamnation de l’intrusion  d’un groupe de soldats, sous ses ordres, au siège de la Mission Onusienne, pourchassant le Journaliste Edouard Diyi qui s’y était réfugié. Un incident dénoncé par le Représentant du Secrétaire Général des l’ONU en RDC, Maman Sidikou et bien avant par la société civile locale.

« Nous demandons également au gouvernement congolais de s’assurer que les responsables de cet incident répondent de leurs actes et de prendre les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus », a déclaré M. Sidikou, chef de la MONUSCO qui précise que les Nations Unies restent préoccupées par ce très grave incident, d’autant plus que celui-ci s’est déroulé sous le commandement direct d’un officier supérieur.

Dès lors, il serait logique pour la hiérarchie Militaire des FARDC d’ouvrir une procédure disciplinaire à l’encontre du Général Assumani qui, dans son message adressé à la population devant la MONUSCO à Kananga lundi, a reconnu d’avoir envoyé ses militaires à poursuivre l’ Journaliste Edouard Diyi et par la même occasion il a présenté des excuses à la MONUSCO pour l’incident survenu. Cependant, l’acte a déjà été posé et l’infraction établie.

A en croire la version de la MONUSCO, ces militaires agissant sous les ordres de leur Commandant ont « forcé l’entrée de la base de la MONUSCO au prétexte de poursuivre un journaliste venu s’y réfugier ».

Les Organisations de la Société Civile et les activistes des Droits de l’Homme se mobilisent pour appeler la hiérarchie militaire et le Gouvernement congolais à prendre des mesures qui s’imposent pour sanctionner cet officier pointé du doigt par la population comme présumé auteur de l’interdiction d’une activité citoyenne à Kananga (alors qu’il n’en a pas la compétence), de l’arrestation arbitraire d’un citoyen congolais et de violation de la propriété de la MONUSCO.

Pour rappel, les locaux de la MONUSCO sont inviolables en vertu de l’Accord sur le statut des Forces entre les Nations Unies et le Gouvernement de la République démocratique du Congo (SOFA), ainsi que la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies.

Selon Maman Sidikou, les Nations Unies ont demandé au Gouvernement de la RDC de respecter ses obligations telles que prévues dans le SOFA et autres accords applicables.