Le gouvernement de la RDC a repoussé de quatre ans, la mise en service du barrage d’Inga III. L’annonce a été faite, le jeudi 06 Juillet 2017, par Bruno Kapandji Kalala, responsable de l’Agence pour la promotion, le développement et la mise en œuvre du projet Grand Inga (ADPI)

« Nous travaillons pour l’horizon 2024 ou 2025 maintenant que le potentiel développeur a été identifié» a affirmé Bruno Kapandji. Le mois dernier, la RDC a demandé aux deux consortiums espagnol et chinois, encore en lice pour la construction de l’infrastructure, de soumettre une offre commune pour le projet. D’un coût estimé à 14 milliards dollars américains, le projet peine à mobiliser les fonds nécessaires à sa mise en œuvre.

Des difficultés accrues dues au manque, il y a quelques mois, de soutien de la Banque Mondiale, après que la Présidence ait pris la direction du projet. Sur les 4 800 MW que produira la centrale, 2.500 MW seront cédés à l’Afrique du Sud, 1.300 MW alimenteront le secteur minier national et les 1.000 MW restants seront mis à la disposition des populations dans ce pays qui dispose d’un taux d’électrification d’environ 15%.

Il y a exactement une année, le gouvernement congolais avait approché des soumissionnaires chinois et espagnols retenus pour le Projet Inga III. L’Agence pour la promotion, le développement et la mise en œuvre du projet Grand Inga avait alors reçu à Kinshasa les offres de deux soumissionnaires restés en compétition. Il s’agissait du groupe d’entreprises chinoises dirigé par China Three Gorges Corporation, et le groupe BTP espagnol avec, à sa tête, l’entreprise ACS. Ces deux soumissionnaires ont été retenus pour assister le Gouvernement à développer la phase A du projet grand Inga dénommé « Inga III ».

« Chaque candidat a 5 ou 6 sociétés qui lui sont associées. C’est donc une étape importante que nous avons franchie aujourd’hui. Fort de ces dossiers d’offres, maintenant, nous pouvons démarrer les discussions sur les conditions et optimisations techniques, financières et commerciales », a indiqué le coordonnateur de l’ADPI.

En juillet 2016, le Groupe de la Banque mondiale a suspendu le décaissement des financements de .73 millions USD, au titre de son projet d’assistance technique portant sur le développement du projet hydroélectrique Inga-3 Basse Chute (BC) et de quelques sites de taille moyenne en République démocratique du Congo et pour cause, la décision de la RDC de donner au projet une orientation stratégique différente de celle qui avait été convenue en 2014, entre le gouvernement et la Banque mondiale.

Le communiqué publié par la Banque mondiale le lundi 25 juillet 2016 n’a donné aucune précision quant à cette nouvelle orientation du gouvernement congolais, ni en quoi elle consiste. Elle se limite cependant à rappeler qu’au moment de l’approbation de cette aide, l’objectif était de soutenir « le développement transparent d’Inga-3 BC piloté par le gouvernement dans le cadre d’un partenariat public-privé ».

O.K./Le Potentiel