Partis pour organiser les premières épreuves du baccalauréat 2017 (Examen d’Etat) dans le Kasaï-central; cinq inspecteurs de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) trouvent tragiquement la mort, égorgés par “les Kamuina Nsapu”, dans le territoire de Kazumba ce mardi.

En tout, 5 inspecteurs ont étés victimes des miliciens Kamwina Nsapu, qu’ils ont malheureusement croisés dans une embuscade dans le territoire Kazumba.

Les inspecteurs qui se rendaient dans un centre pour distribuer les questions de ces examens dans le territoire de Kazumba sont tombés dans une embuscade tendue par les miliciens Kamwina Nsapu. Quatre ont été égorgés avec leur chauffeur. Il y a eu un rescapé qui a pu donner l’information“, affirme maître Jean René Tshimanga, président de la société civile du Kasaï Central, cité mardi 02 mai sur BBC.

La région congolaise du Kasaï (actuellement subdivisée en quatre autres provinces)  est en proie à une insécurité depuis août 2016. Un conflit opposant le chef coutumier Kamuina Nsapu à l’administration congolaise a éclaté après la mort de chef traditionnel en août dernier. Les affrontements ont fait plus de 400 morts et occasionné le déplacement de plus de 700.000 personnes selon les statistiques du bureau national de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

En mars 2017, deux experts de l’ONU et leur interprète congolais disparus le 12, ont été retrouvé morts. 39 policiers Congolais sont également morts dans une embuscade tendue par ces miliciens contre un convoi de la police la semaine écoulée. Trois citoyens congolais restent toujours portés disparus.

Pour autant, le gouvernement a semblé annoncer un retour à la paix, avec l’intronisation du successeur de ce chef coutumier le mois dernier. De son côté, Gaston Musemena, le ministre de l’Enseignement supérieur et professionnel, avait par ailleurs énoncé les mesures prises pour le bon processus de ces épreuves d’Examen D’Etat, qui ont débuté sur toute l’étendue du pays.  “Dans l’arrière province, il existe encore des poches de turbulence, même si le calme est revenu dans une grande partie” disait-il toujours sur le média britannique.

Néanmoins, le gouvernement a démenti cette information sur le site POLITICO.CD. Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais a confirmé, citant un député national, que les inspecteurs ont été “récupéré en vie”.