Andy Bemba, frère de Jean-Pierre Bemba, lance une campagne pour le faire sortir de prison

#BembaBack est le hashtag qui pourra faire sortir Jean-Pierre Bemba de La Haye, selon son frère Andy Bemba.

Condamné à 12 mois de prison avec une amende de 300 mille euros le 22 mars dernier dans un deuxième dossier de subornation des témoins alors qu’il a déjà été condamné à 18 ans de servitude pénale principale dans la première affaire des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, Jean-Pierre Bemba Gombo reçoit le soutien de son frère cadet, Andy Bemba Batindi.

Ce membre du parti politique Peuple au Service de la Nation et fondateur de l’organisation humanitaire DRC-Help basée aux États-Unis lance le lobbying auprès du congrès Americain pour obtenir la libération de son frère. Ce lobbying aura pour soutien de base la dynamique #BembaBack, qui sera bientôt lancée par cet homme politique et humanitaire.

Dans une interview qu’il a accordée à Direct.cd, il revient principalement sur les stratégies qu’il compte mettre en place pour obtenir la relaxation de l’ancien vice-président et sénateur Congolais détenu a La Haye.
Direct.cd: Après la condamnation de Jean-Pierre Bemba par la CPI, vous avez lancé la dynamique BembaBack pour exigez le retour de Bemba Gombo, comment allez-vous procéder pour atteindre votre objectif ?

Andy Bemba: Comme la défense de Jean-Pierre Bemba a initié un appel contre la décision de la Cour pénale internationale, je me suis dit qu’il est temps de mettre en place la dynamique BembaBack pour soutenir cette initiative. Alors s’il y a déjà un bon lobbying des personnalités influentes, cet appel que les avocat ont introduit sera jugé recevable par la Cour et j’estime que Bemba en sortira gagnant car on sait tous que son emprisonnement est une histoire politisée et montée de toute pièce.


Jean-Pierre Bemba étant déjà condamné, pensez-vous que votre démarche aboutirait à sa libération ?

Tout d’abord, les éléments de la branche militaire du Mouvement de Jean-Pierre Bemba étaient partis défendre l’intégrité du territoire d’un pouvoir légitime qui était menacé en Centrafrique. En plus, les troupes du Mouvement de Libération du Congo étaient mis sous le commandement d’un officier Centrafricain. Mais aujourd’hui personne du côté de la RCA n’est à la Haye dans le même dossier.

Même pas cet officier qui commandait la bataille. Pourquoi seulement Bemba? On sait que c’est une main noire du pouvoir de Kinshasa qui influence et tente d’interférer dans les différentes décisions de la Cour afin de garder Jean-Pierre Bemba le plus longtemps possible. Notre souci, c’est de faire également découvrir au peuple la face cachée de ce procès contre Jean-Pierre Bemba. La cour décide également de réduire les peines et de libérer les prisonniers pour bonne conduite. Depuis sa détention à la Haye, Jean-Pierre Bemba s’est efforcé de respecter toutes les instructions de la cour et si ce critère est examiné et que le lobbying international la mettait en appui à son plaidoyer, le sénateur Bemba pourra retrouver sa liberté.

Quel rôle jouera exactement la dynamique dans ce lobbying que vous avez lancé ?

La dynamique #BembaBack jouera le rôle d’une pression sur terrain en terme de manifestations pacifiques à Kinshasa et dans toutes les autres provinces, y compris la diaspora de tous les pays du monde où se trouvent éparpillés les citoyens Congolais pour demander à la CPI d’accéder à la demande du lobbying et à l’appel de juges. Nous devons faire entendre nos voix car garder silence face à l’injustice serait une trahison de notre propre conscience.

Il est temps que Jean-Pierre Bemba revienne sur la scène politique congolaise surtout en cette période de crise. Le sphinx est parti, l’opposition congolaise a démontré sa faible capacité de mobilisation populaire et aujourd’hui seul Jean-Pierre Bemba apparaît en bonne posture pour incarner la tâche du vrai leader de l’opposition par son autorité et son charisme politique. Tout congolais peut le témoigner. Jean-Pierre Bemba a été condamné certes, mais il y a eu appel de la part de ses avocats, nous espérons que la Cour reviendra sur sa décision relaxer le sénateur Jean-Pierre Bemba, vu également le nombre d’années de détention qu’il a passé en prison.

Vous avez lancé des contacts avec des membres du Congrès américain pour appuyer votre démarche. Qu’attendez-vous de leur implication ?

Nous savons tous que l’arrestation de Jean-Pierre Bemba était une complicité du pouvoir de Kinshasa et certains décideurs de la communauté internationale dans le but de l’écarter de la course présidentielle afin de maintenir Joseph Kabila au pouvoir. C’est près de ces mêmes décideurs que nous nous tournons pour faire pression. D’après les informations à notre possession, depuis quelques semaines, Donald Trump aurait demandé l’arrêt du financement de la Cour pénale internationale, qui n’est autre qu’une Cour pour juger des ressortissants de africains et non une Cour pour juger les crimes internationaux comme on le prétend. Et je vous assure, les innocents doivent impérativement être libérés dans les mois à venir.

L’initiative a-t-elle été concertée avec le parti politique de Jean-Pierre Bemba ?

L’initiative a été concertée avec certains militants du MLC. À part le fait d’être son frère, je m’étais engagé en tant que patriote dans une lutte pour sortir le pays du gouffre actuel. Mais depuis 2008 nous n’avions vu aucune bonne volonté de la part du MLC, aucune marche, aucune pression, rien que des personnes qui n’ont cessé de trahir la vision du sénateur en adhérant à majorité présidentielle. Le sénateur Jean-Pierre Bemba n’appartient pas au MLC mais à toute une nation qui espère le voir libre, et je crois en cela en tant que citoyen congolais.
Votre message

En guise de conclusion, je demande au peuple Congolais de réitérer sa confiance entière au sénateur Jean-Pierre Bemba et de s’approprier les actions de la dynamique #BembaBack, qui seront bientôt lancées à travers le Congo-Kinshasa et dans toute sa diaspora. L’objectif final est d’aider ce peuple à obtenir une alternance effective, qui vient de lui être offusquée par la classe politique égocentrique, qui ne privilégie que ses intérêts. Avec Dieu, nous vaincrons !

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