L’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, reconnu coupable par la Cour pénale internationale de subornation de témoins dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été condamné mercredi à un an d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.

« Jean-Pierre Bemba est condamné à un an d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende » pour subornation de témoins, a indiqué la CPI mercredi 22 mars sur son compte Twitter.

« La peine sera purgée après celle dans l’affaire principale », a précisé l’organisation, faisant référence à la précédente condamnation de l’ancien vice-président congolais à 18 ans de prison pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».

Reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre en tant qu’autorité hiérarchique, Jean-Pierre Bemba a déjà été condamné à 18 ans de prison le 21 juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par le Mouvement de libération du Congo (MLC), alors groupe armé, en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Fin septembre, l’ancien vice-président a fait appel de cette condamnation, dénonçant des vices de forme et évoquant notamment l’arrestation de son avocat durant le procès.

Le procureur de la CPI a requis huit ans d’emprisonnement dans cette affaire, contre Jean-Pierre Bemba et ses compagnons, Fidèle Babala, Maître Aimé Kilolo, Jean-Jacques Mangenda et Narcis Arido, alors que le lider du Mouvement pour la Libération du Congo, MLC, venait d’être condamné à dix huit ans de prison à l’issue du précédent procès.

L’ancien vice-président congolais, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que le député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), Fidèle Babala, et le témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l’argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une réinstallation en échange d’un faux témoignage devant la CPI.