Cette journée apparaît comme la dernière chance de trouver un compromis avant le 20 décembre, date d’échéance du mandat de Joseph Kabila, qui entend rester au pouvoir et a reporté sine die l’élection présidentielle prévue cette année.

Entamées le 8 décembre, ces négociations entre pouvoir et opposition, sous le patronage de la Conférence des évêques catholiques du Congo (Cenco), devaient théoriquement s’achever vendredi.

Faute d’accord sur les principaux points de contentieux vendredi soir, elles ont été prolongées d’une journée, mais les évêques doivent s’envoler samedi soir pour un voyage au Vatican prévu de longue date. Les prélats doivent revenir dans la capitale congolaise mardi soir.

Les discussions visent à trouver un compromis sur la mise en place d’une période de transition politique devant mener à la tenue d’une élection présidentielle, reportée en septembre. Elle doit permettre la désignation d’un successeur à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de se représenter pour un troisième mandat.

Les détracteurs du chef de l’Etat l’accusent depuis des mois d’avoir orchestré le report de l’élection et d’envisager de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir, comme l’ont fait plusieurs présidents de pays voisins de la RDC.
La première regroupe des représentants de la majorité et d’une frange minoritaire de l’opposition ayant signé en octobre un accord renvoyant la présidentielle au plus tôt à avril 2018 et prévoyant d’ici là un partage de l’exécutif entre M. Kabila et un Premier ministre issu de l’opposition.

L’autre camp regroupe les opposants à cet accord, essentiellement rassemblés autour d’Étienne Tshisekedi, figure historique de l’opposition congolaise, âgé de 84 ans.

La communauté internationale redoute des violences si aucune solution politique n’est trouvée.
Les 19 et 20 septembre, après l’officialisation du report de la présidentielle, une cinquantaine de personnes avaient trouvé la mort à Kinshasa lors d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre en marge d’une manifestation “d’avertissement” au chef de l’État