27 novembre un rendez-vous manqué pour l’élection présidentielle

La date était historique. Elle avait symbole et valeur de la consolidation de la démocratie congolaise. Mais le 27 novembre 2016 est passé presque inaperçu. Pourtant, c’est un dimanche qui allait consacrer l’alternance dans son acception générale : transfert pacifique du pouvoir.

C’aurait été le plus beau cadeau offert au peuple. Ce serait tout simplement historique! Hélas c’était trop beau pour être vrai. A la place de cette élection historique qui devait avoir lieu, c’est une crise politique profonde qu’a héritée la RDC. La perspective de l’alternance a été renvoyée aux calendes grecques. Fautif, le gouvernement Kabila a tout multiplier les prétextes pour ne pas organiser les élections dans le délai constitutionnel. Le plan a été savamment monté.

Le pouvoir a imposé un blocus financier à la commission électorale nationale indépendante, la poussant à postposer les élections. Devant ce dilemme, Que faire? Entre la violence et la paix ? Deux schémas. Un dialogue ou le départ forcé du président Kabila. Les réalités du terrain ont demontré que le dialogue était la meilleure solution. Même si les approches divergent mais la voie du compromis politique semble mettre tout monde d’accord. Autant, gaspiller un ou deux ans pour obtenir le départ en douceur de Kabila que de procéder par la violence avec toutes les conséquences que cela pourrait entraîner.

Et sur cet aspect, tout le monde en est conscient. Même, la communauté internationale trop tranchante au début, a fini par retropédaler. La peur de voir le Congo-Kinshasa basculer dans les troubles comme la Centrafrique ou le bourbier lybien. Il appartient désormais au pouvoir de montrer sa bonne foi et d’offrir aux congolais l’alternance ou le premier transfert pacifique du pouvoir. Pas forcément une alternance pouvoir- opposition, elle peut autre aussi pouvoir-pouvoir.

L’important, c’est de sauver la démocratie congolaise. Le principe de deux mandats présidentiels doit être respecté. « La leçon de glissement made in Kabila doit servir de leçon pour qu’à l’avenir », une telle dérive ne se répète, a déploré un professeur de sciences politiques à l’Université de Kinshasa. « Il est inutile au président actuel de chercher une présidence à vie, parce qu’il n’aura jamais ça en RDC »,  a prévenu un activiste de la Lucha. Non-organisation des élections dans le délai constitutionnel, quel gâchis!

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Alphonse Muderhwa

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