En effet, après ces tristes événements  qui ont occasionné la mort de plus de 50 personnes selon l’Ongdh, l’incendie des biens  privés et  sièges des partis politiques, le Gouvernement provincial de la Ville de Kinshasa a pris la décision d’interdire les manifestations pacifiques jusqu’à nouvel ordre.

Pour l’ASADHO, en décidant de l’interdiction des manifestations pacifiques pour une durée  indéterminée, le Gouvernement provincial se rend coupable de violation de la constitution, dans la mesure où il suspend l’exercice des droits qui sont consacrés par la Constitution, loi fondamentale de la République Démocratique du Congo, en  toute impunité.

« Mêmes les mesures relativement à l’état d’urgence ou l’état de siège ont une durée  de trente jours et sont soumises au contrôle du Parlement pour s’assurer qu’elles ne violent pas inutilement les droits et libertés reconnues aux individus », a insisté  Maître  Jean-Claude Katende, président national de l’ASADHO.

Pour le numéro 1 de l’ASADHO, la mesure du Gouvernement provincial de la ville de Kinshasa est liberticide et inconcevable dans un régime démocratique. En prévision des prochaines manifestations pacifiques prévues par les forces politiques et les forces sociales acquises au changement, cette mesure devra être levée, car illégale, soutient l’ONGDH.

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme invite le Président de la République  à faire respecter les droits et libertés consacrés par la Constitution à tous les Congolais. Elle prie le Gouverneur de la Ville de Kinshasa à lever la mesure interdisant les manifestations pacifiques sur toute l’étendue de la capitale.

Par Godé Kalonji