Situation tendue devant le siège de l’UDPS à Kinshasa

Plusieurs de policiers sont déployés devant le siège duparti d’Etienne Tshisekedi à Limete, ce dernier dénonce « un état de siège » et dit craindre « pour la vie de ses militants ».

La situation est tendue ce matin devant le siège de l’Union pour la Démocratie et le Progès Social à Limet, au centre de Kinshasa.  Pour ce parti de l’Opposition, c’est « une provocation »

« Ils font ça pour empêcher les combattants de venir en nombre, c’est pour les intimider », assure un cadre de l’UDPS sur RFI.

Le porte-parole de la police explique qu’un ultimatum avait été lancé aux dirigeants de l’UDPS pour demander à leurs militants, les fameux combattants, de rentrer à l’intérieur du siège et de ne plus occuper illégalement la chaussée. Les policiers ont tout simplement décidé de prendre leur place.

Les combattants ne sont pas très loin. A quelques centaines de mètres à l’angle de la rue. « On leur a demandé de ne céder à aucune provocation », insiste un cadre de l’UDPS, craignant qu’il s’agisse d’une manœuvre pour faire fermer le siège du parti, mais pour le porte-parole de la police, le risque est tout autre : c’est celui de nouveaux troubles. Il y a eu plusieurs affrontements entre les combattants de l’UDPS et la police depuis le retour d’Etienne Tshisekedi au pays.

Après 2011 et la présidentielle dont les résultats ont été contestés par le vieil opposant, la police a longtemps été déployée autour du siège de l’UDPS. Mais ce dispositif sécuritaire avait été allégé, jusqu’à disparaître. « Tshisekedi refuse aujourd’hui le dialogue, il a perdu ce qu’ils appellent la protection de la majorité », s’amusait un délégué de l’opposition tout en dénonçant une tentative d’intimidation incompatible avec la tenue du dialogue national.

Avec RFI.

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