Dans la lettre, les représentants Pittenger (R-NC), McGovern (D-MA), Cicilline (D-RI), Donovan (R-NY), Moore (D-WI), et Rooney (R-FL) le poussent à étendre les sanctions et imposer des sanctions supplémentaires, y compris des initiatives de lutte contre le blanchiment d’argent, contre les principaux responsables du régime du président congolais Joseph Kabila, responsables de porter atteinte à la paix et à la démocratie.

Selon la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), le Président Kabila est censé organiser les élections nationales le 19 Novembre, 2016, puis démissionner et remettre le pouvoir à son successeur le 19 Décembre. Le [peuple] Congolais et les militants de la société civile demandent à voir ce processus se produire pour que le Congo puisse éprouver sa toute première transition démocratique du pouvoir dans son histoire.

Malgré les événements récents qui sont apparus d’abord comme des étapes vers la démocratisation, il n’y a malheureusement pas une véritable indication que le gouvernement congolais se décale vers l’organisation des élections de sitôt, ce qui compromet la démocratie. Au lieu d’organiser les élections, Kabila a tenté de modifier un article verrouillé dans la Constitution, sous-financé grossièrement la commission électorale, émettre un mandat d’arrêt contre son principal adversaire [politique], perturbé violemment les manifestants pacifiques, et ne donne aucune indication que les élections auront lieu prochainement.

De plus, son régime a continué à réprimer la société civile indépendante. Après l’emprisonnement de plusieurs militants de la société civile, le régime de Kabila a expulsé Human Rights Watch, Global Witness et le Groupe de Recherche Congo. Et tandis que certains groupes de la société civile congolaise ont été libérés cette semaine, les accusations portées contre plusieurs d’entre eux ne sont pas abandonnées, ce qui signifie que les militants pourraient être arrêtés de nouveau à tout moment sur les mêmes fausses accusations. Cela comprend les militants principaux de LUCHA et FILIMBI, Fred Bauma et Yves Makwambala. En outre, la grande majorité de la société civile  et de l’opposition et ne participera pas au Dialogue organisé par Kabila, et le secrétaire général UNC Jean-Bertrand Ewanga qui était le chef de la délégation de son parti au dialogue a annoncé [le vendredi] sa démission à la fois de son parti et du dialogue. Il a dénoncé que le dialogue serait un forum pour valider l’extension du mandat de Kabila.

Dans la lettre, les représentants affirment que les Etats-Unis doivent “utiliser son levier financier substantiel pour peser sur les droits de l’homme et contraindre les gouvernements étrangers à corriger les abus.” Ils font référence aux pouvoirs qui existent déjà dans la législation des États-Unis via le décret 13413 sur le Congo à utiliser des sanctions ciblées comme un moyen de pression sur ceux qui commettent des violations des droits de l’homme ou enfreignent à la démocratie.

La semaine dernière, ENOUGH a fait jonction avec les autres ONG pour envoyer une note similaire aux fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis.

Le Congrès des Etats-Unis a été un fervent supporteur des élections dans le délai, libres, et équitables au Congo depuis plusieurs mois. Les deux chambres ont présenté des résolutions, qui ont passé leurs comités respectifs avant les vacances parlementaires d’Août, exhortant le respect de la constitution.