Le Premier ministre Augustin Matata Ponyo a quitté Kinshasa lundi à destination du territoire de Beni, province du Nord-Kivu pour se rendre compte de l’évolution de la situation après le massacre le week end de 36 personnes dont 22 hommes et 14 femmes.

Le Premier ministre, qui a été précédé à Beni par le ministre de la Décentralisation et affaires coutumières Salomon Banamuhere, est accompagné dans ce déplacement des hauts responsable de l’armée et de la police.

Un deuil national de trois jours est observé à partir de ce lundi 15 août sur toute l’étendue de la République et tous les drapeaux mis en berne, à la suite de ces massacres perpétrés samedi à Beni, par des rebelles de l’ADF.

Dans un bref message à la nation, le ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement Lambert Mende Omalanga, a indiqué que «Sur instruction de M. le Président de la République, le gouvernement décrète un deuil national de 3 jours prenant effet à partir de ce lundi 15 août. Les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du pays et les programmes des médias audiovisuels adaptés à la circonstance», a notamment déclaré le ministre Lambert Mende qui ajouté que «le gouvernement présente ses condoléances aux familles et proches des victimes ainsi qu’à toute la population de Beni et du Nord-Kivu».

Ces massacres sont le fait d’un groupe islamiste radicalisé ou djihadiste, a indiqué le porte-parole du gouvernement qui a déploré que les FARDC soient les seules à affronter ces terroristes dans l’indifférence de la communauté internationale, «alors que ces actes ne diffèrent en rien de ceux signalés notamment au Nigéria, au Mali, au Cameroun ou hors du continent comme en France, en Belgique ou aux Etats-Unis d’Amérique»